Embrouilles à gogo au Togo

 Embrouilles à gogo au Togo
Présent en phase finale de la Coupe du monde 2006, le Togo aura bien du mal à rééditer cet exploit en Afrique du Sud. Les joueurs se sentent même en danger.

Stambouli craque

C’est sans entraîneur et sans leur meilleur joueur que les Togolais se sont envolés vers la Zambie, mardi, pour y disputer pourtant un match décisif des éliminatoires de la Coupe du monde 2010. Henri Stambouli avait tenté d’alerter les autorités du football togolais au début du mois, en donnant sa démission devant « cette cacophonie et le désordre qui  règne au sein de l'instance dirigeante du foot au Togo ». Les élections confuses, prises de décisions incohérentes sur le championnat national, l’interminable histoire des primes de la Coupe du monde 2006 sont autant d’affaires qui n’aident pas à clarifier la situation au sein du football togolais.

La vie des joueurs en danger ?

La dernière affaire en cours semble encore plus grave. Des joueurs de l’équipe nationale ont cru savoir que leur vie était menacée au moment d’embarquer pour la Zambie. Après avoir refusé de partir lundi, ils ont demandé ce mardi au président de la fédération, Tata Avléssi, de monter à bord de l’avion avec eux pour faire taire les rumeurs. Ce dernier a refusé, prétextant être retenu à Lomé par les funérailles de sa mère, décédée il y a deux ans. Si les joueurs se sont malgré tout exécutés, Adebayor a refusé de prendre le vol. « Je ne monterai pas dans cet avion tant que le président ne sera pas à bord. J’aime beaucoup mon pays, mais je ne suis pas prêt à mourir pour rien du tout », a expliqué le capitaine des Eperviers, énervé de voir le président Tata envoyer un adjoint pour accompagner les joueurs. « Alors, nous pouvons aussi déléguer des joueurs pour jouer à notre place », a répondu l’attaquant d’Arsenal.

Guillaume Comte