ASSE : Les présidents de L1 font pitié, Caïazzo se lâche

ASSE : Les présidents de L1 font pitié, Caïazzo se lâche

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En actant la conclusion de la Ligue 1 ce jeudi lors d’un Conseil d'Administration, la LFP a mis fin à la guerre de clocher qui s’est déroulée entre les différents présidents de clubs. De quoi soulager Bernard Caïazzo du côté de l'ASSE.

Cette fois, la récréation est terminée… En annonçant la fin des championnats français, comme le Premier Ministre Edouard Philippe l’avait réclamé en début de semaine, la Ligue a donc sifflé la fin du match. Alors que le classement de la L1 a été acté via un système au quotient entre le nombre de points pris et le nombre de matchs joués, cela n’a pas changé le monde à Saint-Etienne, qui termine dix-septième du championnat de France. Mais si Bernard Caïazzo n’a pas grand-chose à redire sur le choix de la LFP, le président du conseil de surveillance de l'ASSE a par contre donné un carton rouge à certains dirigeants de clubs. Puisque ces derniers jours, et surtout depuis la décision gouvernementale d'arrêter la saison, quelques présidents se sont affrontés avec des propositions toutes plus farfelues les unes que les autres. Pour établir un classement favorisant leur équipe respective, Jean-Michel Aulas (OL) et de Gérard Lopez (LOSC) s'étaient notamment fait remarquer. Ce qui n’a pas plu à Nathalie Boy de la Tour : « Le football professionnel n’en ressort pas grandi après les débats. Nous avons des présidents avec beaucoup d’idées et d’égos… », a lâché la présidente de la LFP. Une attaque validée par Caïazzo.

« C'est un concours Lépine qu'on a vu depuis mardi. À un moment donné ça devenait comique. On aurait dit qu'il n'y avait pas de problème de santé en France. Je crois qu'il y a des gens qui ne s'aiment pas, malheureusement c'est comme ça. Il y a des phénomènes de rivalités dans les championnats, mais là on était dans une démarche de répondre à un problème grave, un problème sanitaire. Qu'est-ce qu'on s'en fiche du classement, de finir 5e, 6e ou 7e. On leur a dit, arrêtez, on est dans le même bateau, si ça va mal pour l'un ça ira mal pour l'autre. Je suis juste content que ce soit allé vite, parce que je me suis dit ça ne serait pas possible de tenir quinze jours comme cela. On a eu une instruction gouvernementale, il fallait la respecter, c'est tout. À un moment donné, on ne va pas aller contre le Premier Ministre… », a lancé, sur RMC, le président du syndicat Première Ligue, qui semblait récemment être dérangé par le fait que, si la finale de la Coupe de France ASSE-PSG ne se disputait pas, c'est l'OL qui risquait d'en profiter avec une place européenne.