L’ASSE exige « des sanctions très sévères » contre la Aulas attitude

L’ASSE exige « des sanctions très sévères » contre la Aulas attitude

Photo Icon Sport

L’heure est à l’apaisement au sein des dirigeants du football français après la polémique assez virulente entre Vincent Labrune et Jean-Michel Aulas. Les réponses très acerbes du président lyonnais ont tout de même beaucoup fait tiquer, faisant une très mauvaise publicité pour le football français à l’heure où la place aurait du être faite pour le jeu et le terrain. Chez les autres présidents de club, on souhaite que l’explication se fasse directement entre hommes et non pas par médias interposés. Même à l’ASSE, on affiche une neutralité totale dans ce débat houleux, ce qui n’empêche pas Bernard Caïazzo de clairement demander des sanctions lourdes à l’encontre des dirigeants qui s’en prennent aux arbitres, et c’est justement ce qui est reproché à Jean-Michel Aulas par le Comité nationale de l’Ethique. 

« Les querelles d’hommes sont stériles. Ça sert à quoi les querelles ? On aime tous le football, on a la passion de ce sport. Il faut bien prendre conscience qu’on doit respecter notre sport. Je ne critique ni Jean-Michel Aulas ni Vincent Labrune. Il y a un contexte. On a une réunion jeudi et je sais que tout se passera bien entre les deux. Mais un peu de sagesse et de philosophie ! Après ce n’est pas parce que deux présidents se disputent qu’il faut généraliser. Je n’ai pas de camp. Je ne suis pas quelqu’un qui s’exprime tant que je ne connais pas les dossiers dans les détails. Je sais ce qu’apporte Jean-Michel Aulas dans nos réunions. Je sais aussi ce qu’apporte Vincent Labrune, qui est quelqu’un de bien (…) Oui, nous avons reçu la lettre du président Le Graët. Respectons les arbitres. Moi je suis pour des sanctions très sévères pour les dirigeants qui insultent ou qui ne respectent pas les arbitres. Parce que le joueur va prendre trois ou quatre matchs mais le dirigeant, lui, va être interdit de vestiaire deux matchs et il s’en fiche. Mettons 100 000 euros d’amende et trois mois d’interdiction de stade au dirigeant qui ne respecte pas les arbitres. Ça va calmer tout le monde », a prévenu sur les ondes de RMC le dirigeant stéphanois, qui tient à rappeler que la quasi-totalité des présidents de L1 avait respecté les consignes de la FFF de ne pas s’exprimer sur l’arbitrage.