ASSE : Zéro renfort, la situation financière éclate au grand jour

ASSE : Zéro renfort, la situation financière éclate au grand jour

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Malgré la vente de Wesley Fofana  à Leicester, Claude Puel a reconnu qu'il ne pourrait pas faire venir le moindre renfort à Saint-Etienne. Un choix assumé par l'ASSE.

Claude Puel ne l’a jamais caché, il ne voulait pas voir partir Wesley Fofana, mais face à un dernier assaut à 40ME de Leicester, Roland Romeyer et Bernard Caïazzo ont finalement décidé de céder le jeune défenseur en Premier League. En conférence de presse, l’entraîneur de l’AS Saint-Etienne a vivement regretté ce choix, et a prévenu que malgré ce transfert record, cela ne lui permettait pas de recruter lors de cette fin de mercato. Une décision qui peut évidemment surprendre dans la mesure où il y a quelques semaines l’ASSE se réjouissait d’être un rare club en très bonne santé financière. Mais comme le dévoile Le Progrès, ce satisfecit comptable est surtout provoqué par les emprunts et les aides récentes. Plutôt que de pousser le curseur « endettement » plus loin, les dirigeants stéphanois préfèrent déjà prévoir un éventuel coup dur toujours possible.

Et le quotidien régional de résumer la situation du côté de l’AS Saint-Etienne. « En clair, c’est comme si un ménage qui gagne 2 000 euros par mois avait 1 900 euros de charges et des emprunts à rembourser. À l’ASSE, ces emprunts couvrent l’endettement assumé à l’époque des arrivées sous l’ère Gasset-Printant, et de la masse salariale qui les accompagne. Mais aussi le PGE contracté pour réduire l’impact de la crise sanitaire et le déficit structurel de la saison passée lié à la 17e place. Sans compter celui concédé par la LFP pour couvrir la perte d’une partie des droits TV qui sera prélevé sur les versements à venir. Les ventes conjuguées de Saliba, Cabella, Beric pour un montant de cessions de 43,9 ME, ajoutées donc à celle de Fofana (35ME + 5ME de bonus) permettent d’abord d’anticiper le remboursement des emprunts. La double crainte d’un rebond de la pandémie, avec le risque d’un nouvel arrêt de la L1, et d’une incertitude sur la solvabilité de Mediapro, qui détient les droits TV, a contraint les décideurs stéphanois à assurer la viabilité financière du club. Et Puel de bricoler avec (presque) trois fois rien », précise le média stéphanois. L’avenir dira si ce choix très prudent sur le plan financier était judicieux, l’AS Saint-Etienne marquant un peu le pas après un excellent début de saison en Ligue 1.