Bayern-PSG : L'Emir du Qatar a dépensé 888ME pour ça ?

Bayern-PSG : L'Emir du Qatar a dépensé 888ME pour ça ?

Icon Sport

Mercredi soir, le PSG affronte le Bayern Munich en quart de finale de la Ligue des Champions. Une opposition entre deux clubs aux politiques sportives bien distinctes.

Dans son édition du jour, Le Parisien s’est amusé à comparer le coût des effectifs actuels du PSG et du Bayern Munich à J-2 du choc entre les deux ogres du football européen en Ligue des Champions. Sans surprise, le champion d’Allemagne en titre s’est nettement moins ruiné pour bâtir un effectif qui a pourtant régné sur l’Europe la saison dernière avec une victoire finale en Ligue des Champions à la clé. Au total, le Bayern Munich a dépensé 408 ME bonus compris pour bâtir son effectif actuel. La recrue la plus chère du club parmi les joueurs actuels se nomme Lucas Hernandez (80 ME) devant Leroy Sané (45 ME), Corentin Tolisso (41 ME) et Javi Martinez (40 ME). La différence avec le Paris Saint-Germain est choquante dans la mesure où le PSG a dépensé plus de deux fois plus afin de bâtir son effectif actuel. Au total, le Qatar a dépensé 888 ME pour construire son effectif de la saison 2020-2021. Le top 4 dans le vertige avec Neymar à 222 ME, Kylian Mbappé à 180 ME, Angel Di Maria à 63 ME et Mauro Icardi à 55 ME.

L'effectif du PSG a été acheté 888 ME !

Spécialiste de la Bundesliga pour BeInSports, Patrick Guillou s’est exprimé sur la différence entre le Bayern Munich et le PSG en matière de politique sportive dans les colonnes du quotidien francilien. « Depuis toujours, Uli Hoeness, l’ancien grand patron du Bayern, s’était interdit à dépenser plus de 100 millions d’euros pour un transfert. Pour lui, ça n’était pas concevable dans le football qu’on dépense autant d’argent sur un joueur. Il était conscient du marché, mais il ne voulait pas transiger sur cette somme. Donc le Bayern ne s’est jamais positionné sur des joueurs de ce montant-là. Il faut comprendre que ce sont deux projets différents. Ça ne veut pas dire qu’un est supérieur ou moins bon que l’autre. Le PSG n’est pas encore dans la hiérarchie des grands clubs européens et pour développer une image à l’international, il lui fallait aussi des têtes d’affiche. D’où les recrutements de stars comme Neymar et Mbappé » explique-t-il, en attendant avec impatience et gourmandise la double confrontation entre le PSG et le Bayern en Ligue des Champions.