Bédimo explique pourquoi l’OL ne sera pas champion

Bédimo explique pourquoi l’OL ne sera pas champion

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Dans l’effectif de l’Olympique Lyonnais, les champions de France sous le maillot du club rhodanien n’existent plus. Rémy Vercoutre était le dernier d’entre eux, et il est parti l’été dernier pour le SM Caen. Mais cela n’empêche pas l’effectif lyonnais de compter quelques joueurs à avoir déjà soulevé « Hexagoal », comme Christophe Jallet, Yoann Gourcuff ou Henri Bédimo. Le cas du défenseur camerounais est le plus intéressant, puisqu’il est le dernier à avoir damner le pion au PSG, lorsqu’il était sous le maillot de Montpellier en 2011-12. Toutefois, selon le latéral gauche, l’OL n’a pas vraiment les mêmes armes que la formation héraultaise de l’époque, plus expérimentée et plus roublarde. 

« A Montpellier, on avait 3-4 jeunes, sinon c'était une équipe de vieux briscards. John (Utaka) avait la trentaine, Giroud avait 26 ans, Bocaly (24 ans) avait aussi roulé sa bosse. A des moments clé, ça a vraiment joué car on a fait ressortir le vice. On a aussi su mettre un peu la pression au corps arbitral. C'est clair qu'on a usé de l'expérience pour ne pas craquer dans le sprint final. On pourra faire un premier point après le match à Marseille. Qu'on le veuille ou non, le facteur expérience va jouer à un moment. Le talent ne suffira pas. Et puis en 2012, l'appétit est venu en mangeant. A un moment, notre état d'esprit était de faire chier le PSG le plus longtemps possible. C'était notre plaisir. On était capable d'imposer un rythme de malade à l'adversaire mais aussi de se recroqueviller et de faire bloc pour gagner des matchs 1-0. Pour être champion, il faut avoir ces deux visages. Nous sommes trop joueurs à l'OL. On ne pense qu'à avoir la possession de balle et à attaquer pour chercher à gagner 2-0 ou 3-0. Ce n'est pas dans la culture ici et je pense qu'il faut avoir ça en soi. Quand un groupe est vraiment joueur, il faut faire avec. C'est un langage collectif à avoir. J'ai expliqué à Bruno Genesio et au coach comment on a pu gagner autant de matchs 1-0 avec Montpellier (12 en L1). A Lyon, on n'a pas cette faculté à accepter le fait de gagner 1-0, de se dire qu'on peut marquer et jouer le contre ensuite car on n'est pas bien ce jour-là », a confié Henri Bédimo à 20 Minutes. Néanmoins, entre les nuls obtenus face à Monaco et le PSG, la victoire arrachée contre Nantes (1-0), l’OL semble aussi savoir gagner quelques matchs sans forcément briller. Ce pourrait être utile, dimanche… à Montpellier.

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