Bielsa, Bielsa, Bielsa... Pape Diouf n'y croit toujours pas

Bielsa, Bielsa, Bielsa... Pape Diouf n'y croit toujours pas

Photo Icon Sport

Depuis qu’il a quitté ses fonctions de président de l’Olympique de Marseille, Pape Diouf n’est pas avare de critiques à l’encontre de Vincent Labrune, les deux hommes n’étant pas les meilleurs amis du monde, même s’ils partagent une passion commune pour l’OM. Evoquant dans le quotidien sportif sénégalais Stades le début de saison du club phocéen Pape Diouf ne veut surtout pas en tirer des conclusions hâtives, mais il estime quand même que se cacher derrière le seul Marcelo Bielsa ne suffira pas longtemps aux dirigeants marseillais.

« Un début de championnat difficile ne veut pas dire que le championnat ne sera pas réussi à l’arrivée. C’est la première chose qu’il faut dire. Aujourd’hui, je pense qu’il y a des remarques qu’on peut faire sur l’OM. La première est qu’on ne nous a parlé que de Bielsa. On nous a rabattu les oreilles avec Bielsa depuis plusieurs semaines, à nous faire oublier que l’Olympique de Marseille avait échoué la saison dernière. Que l’équipe a terminé à la sixième place et que depuis 10 ans, c’est la première fois qu’elle ne se qualifie pas en compétition européenne. On l’a oublié, car l’arrivée de Bielsa avait masqué tout. Penser qu’un entraîneur peut fondamentalement changer la vie d’un club et d’une équipe, c’est se leurrer. Si telle était la réalité, il n’y aurait pas besoin d’aller chercher des joueurs chers. Il suffirait de prendre un entraîneur situé dans la haute hiérarchie, de lui donner un bon salaire et on est toujours gagnant. Ce n’est pas comme ça. À supposer même que Bielsa termine à la deuxième place du championnat, ce qui serait un excellent résultat. Mais il aura réussi à faire ce qu’Elie Baup avait réussi il y a deux ans. Maintenant s’il est champion, on pourra commencer à parler de «sorcier». Un entraîneur est utile dans une communauté de football, mais ce n’est pas la pièce définitive. Il est une des pièces importantes, mais pas celle qui change tout. Et croyez-moi, si j’étais le président du Jaraaf ou de l’AS Pikine et qu’on doive me prêter Mourinho ou Messi pendant six mois, je choisirais qu’on me prête Messi. Il y a de fortes chances qu’il me change la vie en six mois, plus que Mourinho. Mon sentiment est qu’aujourd’hui à l’OM, on ne sait pas comment la saison va se terminer », a expliqué Pape Diouf, qui ne semble pas réellement d’une confiance absolue à l’entame de la saison, notamment parce que l’effet Marcelo Bielsa pourrait bien ne pas durer des siècles. Laissons quand même à l’entraîneur argentin un peu plus de deux matches de Ligue 1 pour faire un bilan sportif.

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