TV : Pierre Ménès, une « victime » de plus

TV : Pierre Ménès, une « victime » de plus

Trois mois après son départ du Canal Football Club, Pierre Ménès n'est toujours pas ressorti de son silence médiatique. Mais pour Marie Portonalo, le sniper du football paie un prix trop élevé.

En mars dernier, le milieu médiatique sportif avait vécu une soirée totalement dingue puisqu’au moment précis où Canal+ diffusait le documentaire de Marie Portolano sur le harcèlement subi par les journalistes féminines, un média dévoilait le fait que des séquences avaient été coupées à la demande de la direction de la chaîne. Présent à l’antenne du Canal Football Club, Pierre Ménès ne se doutait pas que dans les minutes qui suivaient un véritable déluge allait lui tomber dessus. Car les coupures dans le documentaires concernaient la star des consultants, lequel s’expliquait sur son attitude à l’encontre de Marie Portolano, il y a quelques années, dont il avait soulevé la jupe et touché les fesses devant le public du CFC. Résultat, Pierre Ménès était attaqué de partout, et il décidait de se mettre « au repos » avec l’aval de Canal+. Du côté de la chaîne, on a diligenté une enquête sur ces faits, et l’histoire en restée là, du moins pour l’instant. 

Désormais sur M6, où elle sera à la tête de l’équipe qui présentera l’Euro 2021, Marie Portolano n’a jamais masqué son malaise de savoir que Pierre Ménès avait pris pour tout le monde. Et se confiant à l’Agence France Presse, la journaliste reconnaît que cela la chagrine toujours autant. « Un documentaire avec 25 témoignages de femmes différentes se résume à un seul homme. Et ça, je ne comprends pas en fait. Pierre Ménès n’est pas le coupable de l’intégralité du sexisme en France. Il a eu certains gestes et certains propos, il y a longtemps. Mais voilà, c’est vraiment l’arbre qui cache la forêt. Et donc à un moment donné, je n’aime pas quand on tape sur une seule personne. Moi je l’ai dit et je le redis, c’est le système qui a permis ce genre d’agissements qu’il faut combattre. Ce n’est pas une seule personne », explique Marie Portolano, consciente que Pierre Ménès paie l’addition pour tous ceux qui ont eu un comportement déplacé.