PSG : Javier Tebas agresse les tricheurs du Qatar

PSG : Javier Tebas agresse les tricheurs du Qatar

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Le PSG est accusé de ne respecter aucune règle financière du football européen. C'est Javier Tebas, le patron de la LFP espagnole, qui s'en prend violemment au club de la capitale française. 

Javier Tebas a fait des attaques contre le PSG son fonds de commerce, et absolument rien ne l’arrête. La LFP lui avait demandé de baisser d’un ton la saison dernière sur les critiques contre Paris et la Ligue 1, sans résultat. Nasser Al-Khelaïfi avait aussi souligné qu’il ferait bien de regarder ce qui se fait dans son pays avant de critiquer ce qu’il se passait de l’autre côté des Pyrénées. Pour le même résultat. A l’heure où le mercato se termine, le président de la Liga a attaqué pied au plancher sur Kylian Mbappé, le PSG et la Ligue 1 au passage. Pour le dirigeant espagnol, la Liga se porte très bien sans la superstar de l’équipe de France, et la victoire du Real Madrid en Ligue des Champions le prouve. 

La Ligue 1 est nulle pour Tebas

Le fait que Lionel Messi, Cristiano Ronaldo et Mbappé soient loin du championnat espagnol démontre simplement le pouvoir financier extrême de certains clubs. « Si nous regardons les clubs où ils sont, nous voyons que ce sont des clubs qui dépensent de l’argent à tout va. Bien sûr, nous aurions aimé qu'ils viennent, mais ils n'étaient pas là non plus l'année dernière. Mbappé est resté dans un championnat qui n'est pas compétitif », a balancé le dirigeant espagnol, qui tape gratuitement sur la Ligue 1. En revanche, le fait que le Barça, endetté jusqu’au cou il y a un an, ait lui-aussi dépensé de l’argent à tout-va au mercato et que son plafond salariale est passé de -144 millions d’euros, à +656 millions d’euros en 12 mois, choque beaucoup moins Javier Tebas. 

Le PSG a beau avoir été sanctionné par l’UEFA, avec la plus grosse amende des clubs qui faisaient l’objet d’une enquête dans le cadre du fair-play financier, Javier Tebas voit bien que l’instance européenne n’osera jamais frapper trop fort contre le club propriété de QSI. Le rapprochement entre Nasser Al-Khelaïfi et Aleksander Ceferin lors de la crise Covid et celle de la Super League confinent à un peu de trop de laxisme de la part de l’UEFA selon Javier Tebas. « Le PSG, avec plus de pertes et de masse salariale que le Real Madrid ou le Barça, prolonge Mbappé avec des montants aussi élevés. C'est impossible s'il n'y a pas de tricherie sur les parrainages ou les apports en capital à un niveau supérieur à celui établi par l'UEFA. Le président du PSG peut-il faire ce qu'il veut parce que l'UEFA dépend financièrement de lui ? Ce n'est pas possible », a balancé le dirigeant espagnol, persuadé que les propriétaires qataris ne seront jamais sévèrement punis pour leur gestion financière. 

Des sanctions sportives contre le PSG ?

Récemment un avocat spécialisé dans les droits du sport a expliqué que les amendes prononcées par l’UEFA n’avait pas beaucoup de portée sur des clubs comme le PSG, en raison de leur énorme pouvoir financier. Ben Peppi, du cabinet JMW Sollicitors, a ainsi expliqué dans le Daily Mail qu’il faudrait passer par des sanctions sportives pour contrer ces clubs aux moyens quasiment infinis. « L’UEFA doit envoyer un message plus fort. Les clubs vont continuer à enfreindre les règles financières en faveur des dépenses importantes à moins que des sanctions sportives ne soient imposées, c’est-à-dire qu’ils seront bannis des compétitions ou qu’il y aura des points déduits lorsqu’ils commenceront les phases de groupes de la Ligue des champions », a livré l’avocat, qui a certainement au moins un soutien de poids en la personne de Javier Tebas.