A quoi jouent l'OL et Jean-Michel Aulas ?

A quoi jouent l'OL et Jean-Michel Aulas ?

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Alors que ses rivaux pour le titre gèrent sereinement le mercato, du côté de l'OL c'est un peu l'anarchie ces derniers temps.

Plutôt doué dans l’art de la provocation, Jean-Michel Aulas semble curieusement hors du coup lors de ce mercato estival. Sans faire injure au président de l’Olympique Lyonnais, que ce soit dans le cadre de la vente de Karim Benzema, que dans son recrutement, le septuple champion de France a semblé jouer petit bras. Non pas que vendre sa star au Real Madrid soit une honte, mais depuis le temps que le patron lyonnais clamait haut et fort qu’il voulait conserver Benzema afin d’avoir un destin européen, on attendait réellement une plus grosse transaction pour convaincre Jean-Michel Aulas.

 

Mais, c’est dans sa gestion du recrutement que le boss olympien s’est plutôt raté. Si Lisandro Lopez, Michel Bastos et Aly Cissokho sont indéniablement de bons joueurs, l’OL les a payé au prix fort, et même très fort. Et la quête du quatrième attaquant réclamé par Claude Puel commence à ressembler à un mauvais feuilleton. Après l’assaut raté du TFC pour André-Pierre Gignac, la quête de Loïc Rémy tourne au tragi-comique. Contraint de faire une incroyable surenchère pour un joueur qui a des qualités, mais doit encore les confirmer au plus haut niveau, l’Olympique Lyonnais semble lancé dans une fuite en avant  dans ce dossier. Et tout cela n’assure même pas le club rhodanien d’obtenir la signature tant attendue. Pendant ce temps, l’Olympique de Marseille enchaîne les renforts, tranquillement et sereinement, un peu à l’image de ce que faisait l’OL il y a quelques saisons. Alors rien ne dit que sur le plan sportif, tout cela se concrétisera sur le terrain, mais force est de constater que Lyon s’est un peu pris les pieds dans le tapis lors de ce mercato et que Jean-Michel Aulas y est pour quelque chose. Maintenant, et comme toujours dans le football, la réalité viendra du terrain. Mais une deuxième saison blanche consécutive pourrait faire mauvais genre au sein d'un club qui a associé son destin économique à ses résultats sportifs.