PSG : Nasser Al-Khelaïfi et le Qatar salement attaqués

PSG : Nasser Al-Khelaïfi et le Qatar salement attaqués

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Si le PSG s’est trouvé un ennemi de choix avec le FC Barcelone, qu’il affronte aussi bien par les médias, sur les terrains que dans les coulisses avec les transferts, le club français a aussi un ennemi de longue date à l’Est.

Le Bayern Munich s’en est souvent pris au Paris SG et à ses moyens financiers colossaux, avec parfois des attaques en-dessous de la ceinture. Ces derniers temps, cela s’était beaucoup calmé et les relations entre les deux clubs s’étaient normalisés, même avec leur double affrontement pour des matchs cruciaux de Ligue des Champions, en finale en 2020, puis en quart de finale en 2021. Mais l’Allemand a la dent dure, et dans un podcast où il s’est longuement confié sur sa vie de joueur et de dirigeant du Bayern Munich, Uli Hoeness s’est totalement lâché.

C’est Nasser Al-Khelaïfi qui a été visé en premier par celui qui fut longtemps président du Bayern Munich, et en est désormais le président d’honneur. « Si Al-Khelaïfi et est le nouveau Uli Hoeness ? Non, je ne crois pas, je ne sais pas s'il aime le football. La différence entre lui et moi? J'ai travaillé dur pour gagner mon argent, et lui l'a reçu en cadeau. On le met à sa disposition et il n'a pas besoin de travailler pour ça. Quand il veut un joueur, il va trouver son Emir », a balancé l’ancien champion du monde en 1974, ravi de voir que le PSG, et Manchester City qu’il met dans le même lot, n’ont toujours pas gagné la moindre Ligue des Champions. 

Le PSG et City n'ont rien gagné, le Bayern jubile

« Jusqu'à maintenant ces deux clubs n'ont rien gagné du tout. Rien du tout ! Rien du tout ! Ni l'un ni l'autre n'ont le moindre titre de Ligue des champions. Ils perdront encore contre nous. Pas toujours, mais de temps en temps. Et ça doit être notre but. Et lorsque nous gagnons contre eux, ça me réjouit fortement. C’est ça qui me stimule, leur montrer: 'Votre argent de merde, ça ne suffit pas’ », a balancé Uli Hoeness, visiblement déchainé, et qui n’a pas manqué d’égratigner la vision à la petite semaine du Qatar dans ses investissements à ses yeux. 

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Pour le dirigeant allemand, faire des coups sur le marché des transferts ne permet pas forcément de diriger un grand club, et le manque de vision d’ensemble fait encore la différence par rapport à un club comme le Bayern Munich. « Quand on a, comme moi, gagné 60 titres, ce n'est plus aussi important que si tu n'en a gagné qu'un ou deux. Franz (Beckenbauer), Karl-Heinz (Rummenigge) et moi sommes tellement bardés de titres que nous pouvons nous permettre de faire passer l'avenir du club avant les affaires quotidiennes lors de la prise de décision. Quand on prend des décisions, il faut faire en sorte d'avoir de la sécurité encore dans trois, quatre ans, que tout ne s'effondre pas d'un coup », a livré le dirigeant, qui a toujours aimé faire la morale au PSG, même s’il s’était calmé depuis son passage en prison pour fraude fiscale entre 2014 et 2016.