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Kolo Muani viré, le PSG mise tout sur Gonçalo Ramos

PSG28 avr. , 8:30
Le PSG a prouvé encore une fois face au Havre qu'il n'était jamais battu. Avec une force de caractère assez inouïe, Paris a renversé la situation et un joueur a encore brillé.
Le Paris Saint-Germain décrochera peut-être son douzième titre de champion de France ce dimanche sur le coup de 21 heures si l'AS Monaco trébuche à Lyon, et forcément, la fête ne sera pas la même que si cela avait été le cas samedi au Parc des Princes. Mais si Le Havre a gâché la fête, le club normand n'a pas résisté à la tempête de fin de match, voyant son avantage (1-3) disparaître dans les ultimes minutes de la rencontre. Pour cela, il aura suffi que Luis Enrique décide de remplacer à l'heure de jeu le fantomatique Randal Kolo Muani par Gonçalo Ramos. Car c'est une évidence, ce dernier apporte désormais un énorme plus là où le buteur français traîne sa misère depuis le début de la saison. Et son but égalisateur à la 94e minute l'a confirmé, le joueur arrivé de Benfica pour 65 millions d'euros, plus 15ME de bonus, est l'une des meilleures affaires faites par les recruteurs du PSG. Tout indique que Gonçalo Ramos est la nouvelle star offensive du club de la capitale, même si pourtant il est surtout le meilleur super-sub de Ligue 1. De quoi largement assombrir l'avenir parisien de Randal Kolo Muani.

Gonçalo Ramos, le nouveau Edinson Cavani du PSG ?

L'attaquant international portugais de 22 ans est dorénavant comparé à Edinson Cavani, par sa capacité à toujours marquer des buts qui comptent et à ne pas se prendre la tête, qu'il soit titulaire ou remplaçant. Car c'est lorsque Luis Enrique le sort du banc que Gonçalo Ramos prouve son incroyable talent. En l'espace d'une saison, il est même devenu le remplaçant le plus décisif de Ligue 1 comme les statistiques le révèlent. En effet, rien que depuis le début de l'année 2024, le buteur du Paris Saint-Germain a marqué trois buts en fin de match qui ont permis à son équipe de ne pas perdre (à la 85e contre Clermont, 97e contre Rennes et 94e contre Le Havre). Et avant d'égaliser face au HAC, c'est lui qui avait délivré un bijou de passe décisive à Achraf Hakimi pour le but du 2-3. Comme le fait remarquer L'Equipe, Gonçalo Ramos est remplaçant le plus efficace de Ligue 1 avec 5 buts et 1 passe décisive sur ses cinq derniers matches de Ligue 1, portant ainsi son total à 14 buts cette saison toutes compétitions confondues. De quoi inciter les suiveurs du PSG à espérer que les dirigeants accepteront l'idée de laisser partir Randal Kolo Muani cet été pour miser sur le joueur portugais.
Journaliste pour So Foot, Mathieu Faure résume la pensée générale du côté du Paris Saint-Germain. « En tout cas, cet été, RKM tu lui ouvres toutes les portes et tu dis à Ramos qu’il est bien compris dans les plans. T’as 3 mondes d’écart entre les deux joueurs », écrit notre confrère. De son côté, Elton Mokolo est, lui aussi, de plus en plus sous le charme de Gonçalo Ramos : « Gonçalo Ramos ça devient très très sérieux pour la fonction, on a un 9 qui respire la confiance ». Et certains supporters s'enflamment même très fort pour l'attaquant portugais avec une comparaison pour le moins osée. « Je voulais juste rappeler une stat dont personne ne parle. Parmi les 130 buts de Ronaldo en sélection, seulement 3 ont été marqués dans des phases à élimination directe. Pour comparaison, c'est autant que Gonçalo Ramos en 1 match face à la Suisse », lance Messiah Yaniss sur X. Avec ça, le PSG est bien armé, et c'est Randal Kolo Muani qui risque de le payer, car dans le même temps l'attaquant tricolore prend forcément cher. « Goncalo Ramos qui rentre et qui est impliqué sur 2 buts pendant que Kolo Muani nous fait des tutos maquillage sur Konbini mdr », ironise un supporter du PSG.

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« Il ne veut pas que la L1 existe », Daniel Riolo dénonce Nasser Al-Khelaïfi

Et Oui !!! 👊⚽

« Il ne veut pas que la L1 existe », Daniel Riolo dénonce Nasser Al-Khelaïfi

Ce rayonnement sportif de façade ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale. Est-ce donc là le football que l'on veut ? Vous permettrez d'en douter.

« Il ne veut pas que la L1 existe », Daniel Riolo dénonce Nasser Al-Khelaïfi

Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française. Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État. Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide. Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.

« Il ne veut pas que la L1 existe », Daniel Riolo dénonce Nasser Al-Khelaïfi

Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément : - Président du PSG - Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2 - Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits - Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent - Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler - Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025 Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait démantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence. À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.

« Il ne veut pas que la L1 existe », Daniel Riolo dénonce Nasser Al-Khelaïfi

Et le génie du système, c'est que ce n'est même pas formellement illégal. Les contrats de sponsoring avec des entités qatariennes sont des... contrats. Le FPF est contourné légalement via ces mêmes contrats surévalués qui font rentrer de l'argent public étatique par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits annuels seront comblés quoi qu'il arrive, car il y a derrière un État gazier dont le fonds souverain pèse 450 milliards de dollars. Le PSG peut se passer des droits TV. Il peut perdre de l'argent indéfiniment. Il peut recruter Ramos à 80 millions et Zabarniy à 70 millions pour la rotation pendant que ces sommes représentent un projet sportif complet sur trois ans pour Lyon ou Marseille. Qui se rappelle des 180 millions déboursés pour un Mbappé de 18 ans, parti libre, ou des 220 millions d'Euros posés sur Neymar, + 40 millions pour son agent de père, sans même parler des salaires ? Si l'écrasante domination est légale dans ses forme, elle est évidemment illégitime dans ses fondements

ÉquipePtsJVNDBPBC+/-
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