Karim Benzema : la justice française prend un KO

Karim Benzema : la justice française prend un KO

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Dans l'attente de la décision de justice concernant l'affaire de la sextape de Valbuena, Benzema sait qu'il peut dormir tranquille concernant l'équipe de France.

Karim Benzema a probablement entouré en rouge la date du mercredi 24 novembre 2021, puisque c’est dans précisément deux semaines que le tribunal de Versailles rendra son jugement concernant l’affaire dite de la sextape de Mathieu Valbuena. Absent lors du procès qui s’est tenu fin octobre, l’attaquant français du Real Madrid a pris connaissance des réquisitions du Parquet, lequel réclame 10 mois de prison avec sursis et 75.000 euros d’amende contre celui qui a fait son grand retour en équipe de France à l’occasion de l’Euro 2021 et qui est considéré comme l’un des favoris dans la course au Ballon d’Or. Si une éventuelle condamnation n’avait aucun rôle dans l’attribution de ce trophée, prévue le 29 novembre, mais dont le vote est terminé depuis quelques semaines, la question de savoir si éventuellement Didier Deschamps devrait se passer de Karim Benzema existait tout de même. Toujours très secret le sélectionneur national n’avait par exemple jamais dit pourquoi il se passait de KB9 et pourquoi d’un seul coup, alors que plus personne n’y croyait, il a fait revenir l’ancien Lyonnais en équipe de France.

Benzema et la France, c'est Deschamps qui décide

A deux semaines du jugement, une voix importante chez les Bleus a cependant donné un avis qui va inévitablement peser dans le choix final de Didier Deschamps. Patron de la Fédération Française de Football, et donc de l’équipe de France, Noël Le Graët a en effet clairement fait savoir que la justice n’aura strictement aucun effet sportif. « Est-ce que l’avenir en Bleu de Karim Benzema est lié à son jugement du 24 novembre ? Non. Le sélectionneur restera toujours responsable de sa sélection, et Benzema ne sera pas exclu par rapport à une éventuelle sanction judiciaire. Même s’il écope d’une peine de prison avec sursis, il lui reste la possibilité de faire appel d’une condamnation. Donc sa convocation, ou pas, dans les mois prochains ne sera pas liée à ce jugement. Je n’interviendrai jamais pour dire qu’on ne le prenne pas. Après, c’est à Didier de considérer si, sportivement, il est apte à jouer avec les Bleus », prévient le dirigeant breton de la FFF dans Le Parisien. Un choix fort clairement assumé de la part de Noël Le Graët qui laisse évidemment le choix au sélectionneur national, tout en endossant les responsabilités à venir sur ce dossier toujours très chaud.