EdF : Anelka et les Bleus « victimes » du mensonge de L’Equipe

EdF : Anelka et les Bleus « victimes » du mensonge de L’Equipe

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Ce mercredi, Netflix a mis en ligne le documentaire sur Nicolas Anelka. Et ce dernier se demande toujours pourquoi L'Equipe a inventé sa fameuse Une lors du mondial 2010.

Dix ans après le Mondial en Afrique du Sud, qui a tourné au naufrage pour l’équipe de France de Raymond Domenech, Nicolas Anelka n’a toujours pas digéré ce qu’il a vécu avec les Bleus. Expulsé du groupe tricolore suite à une altercation avec Raymond Domenech, l’ancien attaquant a toujours nié les propos injurieux que L’Equipe lui a prêtés à sa Une. Et Nicolas Anelka estime qu’en se livrant à une telle mascarade, le quotidien sportif a plombé non seulement sa vie en équipe de France, mais également le groupe tricolore. Se confiant dans un document mis en ligne par Netflix, Nicolas Anelka explique avoir lancé « T'as qu'à la faire ton équipe de merde » au sélectionneur national et justifie cette phrase prononcée à la mi-temps de France-Mexique. « Je rentre frustré dans le vestiaire. Je réfléchis, je suis en train de me dire: 'Je n'ai aucun ballon, je ne trouve pas la solution, on n'arrive pas à jouer, il y a encore 0-0 et on n'a pas encore marqué de but'. Tout à coup, le coach rentre et il sort mon nom. Quand il sort mon nom, avec toute la frustration qu'il y avait déjà avant, c'est sorti parce que je n'admets pas que tu sortes mon nom comme si j'étais le fautif. Presque l'ennemi public n°1. Comme si c'était de ma faute en fait. Donc moi j'ai senti une agression », précise l’ancien attaquant des Bleus.

C’est le lendemain, lorsque son ami journaliste Arnaud Ramsay l’informe de la Une de L’Equipe que Nicolas Anelka voit rouge et comprend que l’orage arrive. « Je regarde mon téléphone et je dis: 'Attends, mais il y aura marqué ça là, c'est pour de vrai ou tu rigoles?' Il me dit: 'Non, non, le titre dans L'Équipe demain, c'est ça!' (...) T'insultes la mère d'un coach, ce n'est pas tous les jours. Là, tu l'as mis en Une. Ils ont été dans l'étape au-dessus. C'est un truc de fou. Nous, on est victimes. La première victime, c'est moi. Mais les joueurs aussi, ils sont pris en otage (...) Quand tu vois le photomontage, on a presque l'impression que je veux me battre avec lui. Alors qu'il était loin de moi. Moi, je suis assis. Il me parle et je lui réponds. Ça a duré dix secondes (...) Ils se sont permis beaucoup de choses avec moi. Cette Une là, avec des gros mots comme ça, je trouve ça extraordinaire », précise Nicolas Anelka, qui a bien fait un procès au quotidien sportif et l'a perdu, L'Equipe affirmant n'avoir voulu faire que de l'information et pas diffamer le joueur.