OM : Victime du vestiaire, Valbuena raconte l’enfer vécu à Marseille

OM : Victime du vestiaire, Valbuena raconte l’enfer vécu à Marseille

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Aujourd’hui en Grèce, Mathieu Valbuena a connu une carrière plutôt agitée. Et l’on ne parle pas seulement de l’affaire de la sextape.

En plus du chantage subi et des conséquences sur son parcours en équipe de France, le milieu offensif a parfois souffert de son image. Notamment du côté de l’Olympique de Marseille, son premier club au haut niveau. C’est pourquoi l’ancien joueur de Libourne était arrivé sur la pointe des pieds, et sans le caractère nécessaire pour s’opposer au traitement infligé par ses coéquipiers, adeptes du bizutage sur le long terme.

« Quand je suis arrivé on a voulu me mettre au défi, moi je ne suis pas contre les bizutages, mais quand ça deviens trop habituel, là ça me dérange, a confié Valbuena à la chaîne RMC Sport. C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de bizutages. Parfois, tu peux le prendre avec plaisir. Il y en avait d’autres qui étaient dérangeants. Mais je ne disais rien. Ce n'était pas évident. Parce que quand tu arrives de Libourne, on ne te connaît pas. C'est difficile d'être confronté à ces gens-là qui ont un nom. Tu ne peux pas t'embrouiller et je me suis laissé un peu faire. »

« Parfois, je pleurais »

Pourtant, certains actes l’ont réellement mis en colère. « Quand tu es garé et que tu veux reprendre ta voiture, que tu ne la vois plus et qu’on te dit qu’elle est dans le parking de la réserve avec les fenêtres ouvertes et du papier journaux dedans, c’est difficile à accepter, a raconté le joueur de l’Olympiakos. (...) J'étais malheureux. Parfois, je pleurais. Je pars du principe que je n’aime pas faire aux gens ce que je n’aime pas qu’on me fasse. Je peux te mettre du sel dans l’assiette, ça je l’ai déjà fait, mais quand c’est tout le temps… »

« On m’a fait ça parce que je suis jeune, petit et que je ne peux pas me défendre. C’est tout ça qui fait que j’ai été un peu coincé, je ne voulais pas faire d’histoire. Demain, si je fais 1m85, on ne me le fait pas. J'étais plus vulnérable. C'est beaucoup plus facile d'attaquer une personne plus friable. J'ai aussi eu un manque de personnalité. Je les ai regardés un peu trop avec des étoiles dans les yeux », a regretté Valbuena, qui avait envisagé un départ quelques mois après sa signature « pour être mieux ailleurs ».