PSG : Le leader du Emery-bashing s'explique

PSG : Le leader du Emery-bashing s'explique

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Après la défaite du Paris Saint-Germain à Monaco (3-1) le 28 août dernier, Paul Le Guen avait poussé un petit coup de gueule contre les observateurs qui encensaient le nouvel entraîneur Unai Emery au détriment de son prédécesseur Laurent Blanc.

« Je suis choqué d’entendre qu’Emery travaille plus, que ce sera formidable avec lui. Je suis agacé d’entendre qu’il est meilleur que son prédécesseur », avait critiqué le consultant de Canal+ dans des propos qui avaient fait du bruit. L’ancien joueur et entraîneur du PSG a donc profité d’un entretien accordé au quotidien Le Parisien pour s’expliquer.

« Je n'ai rien contre Emery, aucun a priori défavorable, contrairement à ce que les gens pensent, s’est-il défendu. (…) Ce qui m'a agacé durant l'été et à la reprise du championnat, c'est qu'après "tout nouveau, tout beau", on ajoutait "tout ancien, tout vilain". J'avais l'impression qu'Emery arrivait et qu'enfin un entraîneur allait travailler, enfin un entraîneur allait utiliser la vidéo, etc. Cela ne sert à rien de dénigrer la personne qui s'en va. Elle est respectable, son bilan est plus que respectable. C'est ce que j'ai voulu exprimer. Je l'ai sans doute fait maladroitement. » Mais Le Guen persiste, Emery ne pourra pas oublier l’héritage laissé par Blanc.

« La patte Emery ? Dans plusieurs mois… »

« Un entraîneur ne peut pas révolutionner une équipe en deux mois. C'est impossible, ou alors c'est suicidaire. On ne change pas le style d'une équipe aussi puissante de façon aussi radicale. Je n'y crois pas, a lâché le technicien. J'étais à PSG - Metz, premier match de la saison au Parc, et je trouvais déjà que Paris jouait exactement comme avant. Les changements sont à la marge, les différences sont des nuances. La patte Emery, on verra dans plusieurs mois, dans plusieurs saisons s'il arrive à en faire. On jugera quand la machine sera pleinement rodée et surtout quand les échéances du printemps arriveront. » En attendant, l’Espagnol continuera de profiter du travail de son prédécesseur selon Le Guen.

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