Droits TV : Les petits clubs s'en sortent bien, il faut changer ça

Droits TV : Les petits clubs s'en sortent bien, il faut changer ça

Photo Icon Sport

L'absence de paiement des droits TV fait mal aux clubs français. Enfin, ça dépend à qui....

Après un premier versement non effectué par les diffuseurs, la disette devrait continuer le 5 juin. Il s’agit de la date du dernier versement de la saison, et celui-ci ne devrait fort logiquement pas se dérouler comme prévu, puisqu’il devait permettre aux clubs de toucher une somme d’argent variable en fonction de leur classement définitif en championnat. Tout le monde est donc en grande difficulté avec ce manque à gagner qui va donc atteindre quasiment 300 ME tout de même. Mais les clubs ne sont pas du tout impactés de la même façon par cette absence de versement. En effet, les petits clubs ont déjà touché une grande partie de leurs droits TV, tandis que les grands attendent encore une grosse part. Résultat, un club comme Brest ne se retrouve pas, à ce niveau, en grande difficulté, puisque la formation bretonne a touché 91 % des droits TV qu’elle devait toucher cette saison. Même chose pour Nîmes, Amiens (90%), Metz (88 %) ou Dijon (87 %) par exemple.

En revanche, l’addition est beaucoup plus salée pour le PSG, Marseille ou Lyon, qui n’atteignent même pas les 66 % des droits TV touchés. Ces clubs, plutôt bien classés et largement diffusés, attendaient ainsi avec impatience les deux derniers versements sur le classement et la popularité, afin de se refaire la cerise. Cette inégalité pour une fois favorable aux petits clubs de l’élite, va toutefois être rapidement corrigée assure L'Equipe. La LFP a ainsi ouvert un groupe de travail pour prioriser les gros clubs en cas d’arrêt de la saison 2019-2020, et donc une plus grosse perte pour eux. Si cela devait se produire, ce sont les clubs qui n’ont pas touché l’intégralité des droits TV de l’exercice précédent, qui profiteront en premier du premier versement de Médiapro de 133 ME, prévu pour le 5 août en théorie. Une manière de rééquilibrer sans prélever directement dans les poches des petits clubs, mais plutôt de réduire leur recette prévue la saison prochaine.