TV : Téléfoot en faillite, un complot signé Canal+ et BeInSports

TV : Téléfoot en faillite, un complot signé Canal+ et BeInSports

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Mediapro a pensé pouvoir s'offrir les droits de la Ligue 1 en poussant Canal+ à la surenchère. Mais BeInSports a joué un sale tour au groupe sino-espagnol et Téléfoot paraît en route vers le cimetière des chaînes TV. 

TPS Star et Orange Sport ne devraient pas rester très longtemps les deux dernières victimes du football à la télévision, puisque malgré les propos de Jaume Roures Téléfoot paraît proche du précipice. Tandis que le dirigeant de Mediapro répète à qui veut l’entendre qu’il souhaite seulement trouver un accord pour cette saison avec la Ligue de Football Professionnel et qu’ensuite il respectera ses engagement financiers, pas grand monde ne le croit. Mais le propriétaire des droits TV de la Ligue 1 jusqu’en 2024 a bien compris que son projet partait en sucette, et que le bras de fer qu’il avait initié avec Canal+ se trouve dans une impasse, la chaîne crypté, acteur historique du football français, ayant réussi à retourner la situation en sa faveur au détriment de Mediapro.

Ce scénario cauchemardesque pour Téléfoot est expliqué par L’Equipe. En effet, au moment de l’appel d’offre des droits TV, Mediapro a mis le paquet en étant persuadé de pouvoir revendre le match de dimanche soir et les dix principaux match de la saison de Ligue 1 à Canal+ pour 330ME, soit le prix payé pour l’acheter à la LFP. Sauf que contrairement à ce que pensait Jaume Roures, la direction de Canal+ a fermement refusé de négocier avec Mediapro et a pris de revers le groupe sino-espagnol en s’offrant les deux matchs de Ligue 1 achetés par BeInSports pour la même somme, à savoir 330ME, le média qatari obtenant dans le deal d’être distribué en exclusivité par C+. Pour Mediapro c’est la catastrophe et cela a obligé Jaume Roures à lancer sa propre chaîne, Téléfoot, d'abord en signant un accord avec TF1. Et voilà comment d’un business plan parfait sur le papier, Mediapro et Téléfoot foncent droit dans le mur, car à ce jour seule la procédure lancée devant le tribunal de commerce de Nanterre protège la chaîne lancée en août. Mais cela ne sera pas éternel.