Canal+ : Laurent Paganelli, le « grande jugador » censuré

Canal+ : Laurent Paganelli, le « grande jugador » censuré

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Homme de terrain très apprécié des téléspectateurs, des joueurs et des dirigeants pour ses tirades mythiques, Laurent Paganelli n'est plus libre de ses actes autour des pelouses de Ligue 1.

Maxime Saada a beau avoir dit tout le mal qu’il pensait des dirigeants de la Ligue 1, qui ont choisi de vendre 80% des droits TV de notre Championnat de France à Amazon, Canal+ diffuse toujours deux rencontres par journée. Et bien souvent, la chaîne cryptée confie à Laurent Paganelli le soin d’être l’homme de terrain sur les grosses affiches, l’ancien joueur étant devenu un maitre en la matière. Sérieux sans se prendre au sérieux, Paga a l’art de s’inviter dans les après-matchs avec des questions parfois devenus légendaire. Personne n’a oublié l’interview de Zlatan Ibrahimovic en 2016 à Troyes dans un anglais que le buteur n’a pas compris ou celle de Mario Balotelli alors que l’attaquant italien se faisait masser dans le vestiaire. Inoubliable également le « grande jugador » lancé à Neymar un soir de match au Parc des Princes. Mais tout cela risque de devoir être à conjuguer au passé.

La LFP ne veut plus du show Paganelli en Ligue 1

Non pas que Canal+ envisage de se séparer de son homme de terrain préféré, mais c’est plutôt du côté de la Ligue de Football Professionnel qu’on a décidé de serrer la vis à celui qui a rejoint l’équipe du Canal Football Club. Désormais membre du grand rendez-vous football de la chaîne cryptée, Laurent Paganelli a vu sa liberté de mouvement être très clairement réduite à la demande des patrons du foot. « Paganelli ne bouge plus, parqué dans une zone fixe sous le regard des agents des stades. On évoque le Covid, la sécurité, la tension… Bla-bla-bla (…) La Ligue 1 ne brille pas par sa « fan expérience » : pas de micro sur les arbitres, pas d'interview dans les vestiaires, pas de coulisse. Le spectateur est invité à regarder le match, et c'est tout (...) Si la Ligue de football professionnel veut que son championnat recouvre des couleurs – la médiatisation étant en chute libre –, elle doit retrouver des personnages – grandes gueules ou clown – qui promeuvent le foot. la Ligue 1 en a besoin », constate, avec désolation, Florent Barraco, journaliste du Point.