Bordeaux : King Street annonce une mesure choc, c’est la crise

Bordeaux : King Street annonce une mesure choc, c’est la crise

En difficulté au classement en cette fin de saison, Bordeaux a besoin de faire dans l’urgence pour assurer son maintien.

Vue la dynamique actuelle, les Girondins peuvent surtout compter sur le fait que Dijon et Nantes plongent totalement pour s’en sortir, et encore il ne faudrait pas que Nîmes, Lorient et compagnie continuent de récupérer des points sur les Girondins dans les dernières journées. Pour ce défi peu glorieux mais bien réel, Jean-Louis Gasset a été conforté par ses dirigeants. Il faut dire que ces derniers n’ont pas trop le choix. Virer leur entraineur et en trouver un en aussi peu de temps en fin de saison n’est pas chose évidente, sans compter le coût financier. Et le propriétaire du club de la Nouvelle-Aquitaine a décidé de fermer totalement les vannes. Ce mardi, France Football annonce en effet qu’une réduction « drastique » des salaires allait débuter cet été, avec un effet immédiat sur le recrutement, et probablement les départs.

Ainsi, King Steet a décidé que plus aucun joueur arrivant au club ne dépasserait la barre des 100.000 euros mensuels. Un chiffre rondelet mais qui met déjà la moitié de l’effectif dans le viseur. En effet, de Rémy Oudin, Hatem Ben Arfa  ou Benito, qui dépassent légèrement cette barre des 100.000 euros par mois, à Laurent Koscielny et ses 300.000 euros mensuels, les fiches de paye vont bien au-delà de la nouvelle norme. Bien évidemment, le salaire des joueurs déjà en place ne sera pas coupé en deux, mais cette réduction des coûts ne sera pas sans conséquence. Pendant longtemps, l’ASSE avait ainsi imposé ce plafond de 100.000 euros, réservant ce salaire à ses « stars » comme Ruffier ou Perrin, mais les dirigeants de l’ASSE avaient fini par faire exploser ce cap avec le recrutement, et le rendre ainsi difficilement contrôlable par la suite. Les supporters bordelais savent en tout cas à quoi s’attendre pour le marché des transferts, il sera quasiment impossible d’aller chercher des joueurs majeurs avec cette nouvelle échelle, et ce malgré la crise économique qui touche bien évidemment les clubs de Ligue 1.