TV : La Ligue 1 bradée, poker menteur avec Canal + ?

TV : La Ligue 1 bradée, poker menteur avec Canal + ?

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A quatre journées de la fin du championnat, la Ligue 1 n’a toujours pas de diffuseur pour la saison prochaine. Et cela commence à suer du côté des dirigeants?

Comme le soulignait Jean-Michel Aulas dans les colonnes de L’Equipe la semaine dernière, il commence à y avoir urgence. Officiellement, Canal + ne souhaite pas conserver l’intégralité des matchs de la Ligue 1 mais seulement les plus grosses affiches de chaque journée. De son côté, BeInSports n’est pas chaud pour récupérer les miettes tandis qu’Amazon ne semble pas enclin à investir massivement dans le football français. Sur le papier, la situation est inquiétante et il va falloir un nouveau coup de maître signé Vincent Labrune pour sortir le foot français de ce pétrin. Dans un édito publié sur So Foot, l’économiste Pierre Rondeau a fait part de son inquiétude et estime qu’à ce rythme, la Ligue 1 pourrait être vendue pour moins de 700 ME lors du prochain appel d’offres pour la période 2021-2024.

Amazon pas dans le coup

« La marque de Jeff Bezos (Amazon), bien qu’elle ait déjà acquis des lots en Ligue des champions en Italie, n’a jamais été réellement intéressée par le marché franco-français. Sans Amazon tout-puissant, sans un DAZN ralenti dans son développement, et avec Canal et beIN frileux, on se dirigerait tout droit vers une Ligue 1 dévalorisée. Déjà, en décembre, la chaîne cryptée avait fait une proposition à Vincent Labrune, le président de la Ligue, à 590 millions d’euros plus 100 millions d’euros d’éventuels bonus, somme partagée avec beIN Sports. Peut-être que le prix final sera celui-ci, inférieur à 700 millions d’euros. Peut-être que les annonces dans la presse n’auraient été faites qu’à dessein dans le seul but de faire peur et de contrôler les transactions. Véritable coup de poker et stratégie dangereuse ? On verra... » s’interroge l’économiste, très inquiet pour le football français. Car pendant que la Ligue 1 est dévaluée, des clubs coulent à l’instar des Girondins, placés en fin de semaine sous la tutelle du tribunal de commerce de Bordeaux.