« Le football est Charlie, mais pas chez lui », dénonce Ménès

« Le football est Charlie, mais pas chez lui », dénonce Ménès

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Comme vous l’avez sans doute remarqué, le monde du football affiche également son soutien aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo, notamment avec des tee-shirts « Je suis Charlie ». Une manière de défendre la liberté d’expression qui, selon Pierre Ménès, n’est pourtant pas respectée en Ligue 1.

« Ça fait une semaine que la France s’est mise debout pour défendre le droit de rire et de la liberté d’expression. Mais pas dans le foot. Vous plaisantez ou quoi ? Le foot, c’est sérieux. Il faut être bien en place, se réjouir de ne pas avoir encaissé de but, sans jamais regretter de ne pas en avoir marqué un. Et surtout, surtout, on n’accepte aucune remarque, a critiqué le journaliste dans sa chronique pour Direct Matin. La « passe d’arme » qui m’a opposé à Willy Sagnol, dimanche soir, sans avoir la moindre importance, est tellement symbolique. Après un nul blanc contre Monaco, en clôture de la 20e journée de championnat (0-0), au terme d’un match parfaitement sinistre, l’entraîneur des Girondins a peu goûté, c’est le moins que l’on puisse dire, l’expression de mon ennui. Parce que dans le monde idyllique de notre chère L1, tous les matchs sont intéressants, sérieux et tactiquement maîtrisés. Tout ça veut dire qu’on s’emmerde sec. Mais chut, il ne faut pas le dire », a-t-il poursuivi avec ironie, avant de revenir sur le choix de certains joueurs.

« Durant le même week-end, on a également vu des joueurs refuser de porter le tee-shirt en hommage au massacre de Charlie Hebdo (comme par exemple le Montpelliérain Abdelhamid El Kaoutari, le Toulousain Ali Ahamada ou encore certains joueurs de Valenciennes en Ligue 2). C’est aussi leur droit. C’est bien aussi d’expliquer pourquoi ce choix. (...) Bref, le football est « Charlie », mais pas chez lui. Pour prendre des têtes de circonstance, là, il y a du monde. Mais en revanche, lorsqu’il faut adopter une attitude franche et souriante, c’est déjà beaucoup plus compliqué de trouver quelqu’un », a conclu Pierre Ménès qui serait bien malheureux si la liberté de critiquer n’existait pas…