L1 : Entre 300 et 500 ME à 8 %, le prêt du foot français révélé

L1 : Entre 300 et 500 ME à 8 %, le prêt du foot français révélé

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Les clubs de Ligue 1 sont mis en grand danger par la crise sanitaire du Coronavirus, qui empêche actuellement le football de vivre à son rythme habituel. Ils ont besoin d'argent rapidement.

Une pandémie imprévisible puisque jamais, depuis la deuxième guerre mondiale, le monde s’était ainsi mis sur pause à aussi grande échelle. Les rentrées d’argent disparaissent au fur et à mesure, et les salaires doivent toujours être payés, même si un effort devrait être fait pour faire baisser cette charge énorme. Les clubs français n’avaient pas besoin de ça, eux qui éprouvaient déjà de grandes difficultés à être à l’équilibre financier. Une situation que Gérard Lopez connait très bien, lui dont le club a aussi beaucoup vécu à crédit, même si cela va tout de même bien mieux avec les quelques grosses ventes enregistrées l’été dernier. Le président de Lille est en tout cas mandaté par les clubs pour trouver le prêt qui permettra de sauver certaines formations. Dans les colonnes de L’Equipe, le financier a donné les grandes lignes de ce futur emprunt.

« Cette épidémie peut coûter plusieurs centaines de millions d'euros au foot français, cela peut même aller jusqu'au milliard si les scénarios catastrophes s'enchaînent : Championnats de L1 et de L2 qui n'iraient pas à leur terme, non-paiement des droits télé pour la saison en cours, mercato d'été et reprise du Championnat 2020-2021 décalés, mais aussi paiement des droits télé de la prochaine saison retardés par Mediapro. L'épidémie montre qu'il faudra, à l'avenir, avoir des moyens plus importants pour prévenir ce genre d'événements. Il faut faire face à l'imprévisible. On situe notre demande entre 300 et 500 M€. Autour de 8 %. Sur une durée de trois à cinq ans, cela coûterait 3 à 4 M€ à chaque club de L1 par an. Compte tenu de l'urgence, c'est acceptable. On discute avec les investisseurs », a souligné dans L'Equipe Gérard Lopez, qui avoue sans mal que cette crise financière profite également à des investisseurs ou des spéculateurs dans un marché toujours très actif.