OL : Des fans de Mussolini à Lyon, ça fait peur

OL : Des fans de Mussolini à Lyon, ça fait peur

Icon Sport

L'Olympique Lyonnais est dans le collimateur des autorités, et encore une fois une infime minorité de supporters réussit à pourrir la vie des vrais fans de l'OL. Mais cette fois, les accusations sont graves.

Ils sont seulement une poignée à semer le chaos, mais tant que l’OL ne prendra pas des mesures radicales et définitives, le club de Jean-Michel Aulas risque de vivre de sales soirées, à l’image de celle vécue vendredi au Stade Charléty. Si l’Olympique Lyonnais s’est souvent caché derrière son petit doigt sur ce sujet, désormais les langues se délient vraiment et il est impossible pour Lyon de cacher la réalité, oui certains de ses supporters sont des extrémistes. Samedi, nous relations les propos d’un supporter de l’OL présent lors du déplacement à Brondby et qui avait été effaré d’entendre quelques fans lyonnais lancer des chants racistes. Ce dimanche, dans les colonnes de l’Equipe, Hugo Guillemet confirme que l’état des lieux n’est pas très reluisant et que suite aux graves incidents de vendredi, la présence de certains de ses énergumènes à Paris a été confirmée. Le groupe en question est dénommé la Mezza Lyon et ses membres ont une « admiration » affirmée pour Benito Mussolini, le père du fascisme. 

Une quinzaine de hooligans dans le virage sud de Lyon ?

Le quotidien sportif confirme qu’effectivement ces hooligans lyonnais étaient du voyage jusqu’à Charléty. « Certains de ses membres étaient présents vendredi à Paris et au départ des provocations et des violences. Fans de Mussolini, dont ils sont déjà allés visiter la sépulture, adeptes des fights contre d'autres hools, ils profitaient jusqu'à présent de la porosité du virage sud et du laxisme de l'OL pour exister lors des matches », explique le journaliste de L’Equipe. A priori, l’Olympique Lyonnais a connaissance depuis longtemps de l’existence de ces « supporters » indésirables, mais n’a pas pris le sujet suffisamment au sérieux, ce que désormais Jean-Michel Aulas ne peut plus faire. « Les gens à Lyon le savent, il y a une frange de mecs violents d'extrême droite. Si les Lyonnais font comme s'ils ne le savaient pas, alors ce sont des hypocrites et des menteurs. Ce sont des mecs à qui on a donné carte blanche », a confié un agent de joueurs, qui précise que depuis les loges du Groupama Stadium on peut aisément repérer les personnes concernées.