FCGB : Les Américains se fichent du sportif, Gasset abandonne le mercato

FCGB : Les Américains se fichent du sportif, Gasset abandonne le mercato

Photo Icon Sport

Sans recrue depuis le début du mercato, Jean-Louis Gasset a peu d’espoir. L’entraîneur des Girondins de Bordeaux s’aperçoit que ses supérieurs s’intéressent surtout à l’aspect financier.

A son arrivée en août dernier, Jean-Louis Gasset connaissait parfaitement la situation. Et pourtant, deux mois plus tard, l’entraîneur des Girondins admet qu’il ne s’attendait pas à un contexte aussi difficile. Il faut dire que Bordeaux ne compte toujours pas la moindre recrue. Et la case « arrivée » devrait rester vide dans la mesure où ses dirigeants ne cessent de lui rappeler leurs impératifs financiers, au détriment des besoins sportifs.

« Si j'attends une réponse des dirigeants ? Oui, mais quand je parle d’entrées, ils me parlent de sorties. Des moments, on parle plus de comptabilité que de football donc je laisse faire, a lâché le coach des Girondins. J’ai donné mon avis, les cibles, si c’est possible tant mieux, on peut peut-être améliorer l’équipe et avoir un peu plus d’ambitions. Si ce n’est pas possible on fait avec et on espère passer une saison tranquille. » De son côté, Gasset a pourtant l’impression que son effectif pourrait être renforcé sans grosses dépenses.

« Pour des gens qui sont moins dans le football… »

« Il me semble qu’on pourrait l’améliorer à moindre coûts. Mais ce n’est pas moi qui prends la décision. On me dira toujours "vous étiez au courant", mais ce n’est pas pour faire des folies. Si je vous donne une bonne idée, tout le monde en bénéficie. On la suit ou pas, a regretté le technicien, qui refuse d’admettre que ses dirigeants ne l’écoutent pas. Non, mais c’est vrai que c’est difficile. Pourquoi les gens me feraient confiance sur un ressenti par rapport à une éventuelle arrivée qui amènerait une plus-value  ? C’est mon avis. Mais c’est peut-être utopique pour des gens qui sont moins dans le football. Je le comprends. » Le successeur de Paulo Sousa sait désormais où il a mis les pieds…