Trop de rouges en L1 ? Non, pas assez

Trop de rouges en L1 ? Non, pas assez

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Après un début de saison presque tranquille, ça commence à dégoupiller de partout sur les arbitres en Ligue 1. Les reproches ne sont pas nouveaux, les équipes lésées comme Marseille ou Bastia récemment s’estiment victime d’une cabale à leur encontre, et multiplient les exemples pour étayer leurs thèses. En revanche, le nombre de cartons rouges est en nette augmentation, avec déjà 26 expulsions prononcées en sept journées, contre 8 à la même époque la saison passée. La double peine, les gestes dangereux, le deuxième carton jaune sévère, tout y passe et provoque l’agacement des joueurs et des techniciens. Pourtant, il n’y a rien de choquant selon Pascal Garibian, ancien arbitre au carton facile et désormais directeur technique de l’arbitrage. 

« Il ne faut pas s'arrêter aux chiffres d'une saison. La barre des 20 cartons rouges avait déjà été franchie en 2012 et 2013 après sept journées. Pour en revenir aux chiffres de cette saison, plus d'une expulsion sur deux a sanctionné une faute grossière. Les arbitres doivent protéger les joueurs en punissant les fautes qui ont mis en danger leur intégrité physique. Tout n'est pas permis pour la conquête du ballon. Le ballon ne peut pas être un alibi pour justifier un manque de maîtrise. Nous devons continuer à favoriser le jeu tout en protégeant les joueurs. La limite, c'est la protection des joueurs. Il y a trop de gestes non maîtrisés. Des cartons rouges, il en manque même quelques-uns. J'ai noté par exemple trois semelles au niveau de la poitrine de l'adversaire. Seule une a été sanctionnée d'un carton rouge, lors d'Angers-Troyes. Cela aurait aussi dû être le cas lors de OM-Bastia et Angers-Reims », a expliqué dans L’Equipe Pascal Garibian. Des déclarations à faire suivre aux intéressés, et notamment à Marseille et à Bastia…

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