L’OM repart, mais que ce fut dur

L’OM repart, mais que ce fut dur

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Marseille s’est imposé face à Lens (2-1), ce dimanche soir, pour reprendre quatre points d’avance sur le PSG à une semaine du Clasico. Mais les Olympiens ont beaucoup souffert, terminant sur les rotules et avec un Mandanda décisif dans les arrêts de jeu. 

Après deux défaites consécutives, une première cette saison, Marseille se devait de réagir, à domicile, face à Lens, ce dimanche soir. Et comme cela devient un habitude au Vélodrome, l’OM entamait le match pied au plancher, avec un énorme pressing et une ouverture du score rapide. Sur un corner dévié au premier poteau, Nkoulou propulsait le ballon au fond des filets de la tête, pour un premier but mérité (1-0, 10e). Les Olympiens tentaient de se mettre à l’abri, avec une tête de peu à côté de Romao (22e) ou un tir croisé bien repoussé par Belon (28e). Mais progressivement, Lens parvenait à conserver le ballon, et a faire parler la puissance physique de ses jeunes, pleins d’audace. D’ailleurs, l’OM aurait pu se retrouver à 10, Romao s’en tirant très bien avec un simple carton jaune pour avoir ceinturé Chavarria, qui filait vers le but (23e). La défense remodelée des Provençaux n’aidait pas à la sérénité, Lemina étant complètement perdu à droite, tandis que Nkoulou (29e) et Mendy (30e) perdaient deux ballons chauds en jouant trop facile, ce dont Lens ne profitait pas. Mais cette inversion de tendance finissait par payer, et Chavarria, intenable, parvenait à trouver Guillaume au cœur de la surface. Le Belge, après un crochet, marquait devant Mandanda sur un tir légèrement dévié par Fanni (1-1, 31e). L’OM ne retrouvait pas son rythme, et le score nul à la pause était loin d’être volé. 

Après le repos, Marseille tentait de remettre les choses dans l’ordre, avec une domination territoriale retrouvée, et un jeu très ouvert des deux côtés. Après un bon travail de Guillaume, Cyprien dévissait une reprise malgré une situation idéale (48e). Dans une action similaire, Gignac trouvait Thauvin en retrait, mais cette fois-ci, la reprise de l’international espoir faisait mouche sous la barre (2-1, 60e). L’OM était toutefois loin d’être rassuré, tout d’abord tactiquement, avec beaucoup de confusion dans les changements opérés par Bielsa, puis avec le déséquilibre causé par l’expulsion de Romao, averti une seconde fois pour une petite faute au milieu de terrain (76e). L’OM accumulait les défenseurs, et Lens se ruait progressivement à l’attaque. La meilleure occasion était donc artésienne au bout des arrêts de jeu. Magnifiquement servi par El Jadeyaoui, Touzghar se présentait seul face à Mandanda, qui sortait le tir du Lensois du pied alors que le but semblait tout fait, récoltant une énorme ovation du Vélodrome, qui avait retenu son souffle (95e). L’OM s’accrochait à cette très pénible victoire, confirmant ses difficultés actuelles, et déplorant même un nouvel absent, Romao, suspendu, pour le match face au PSG. De son côté, Lens n’a clairement pas démérité, même si c’est au bord de la zone rouge que les Nordistes terminent ce week-end. 

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