TV : BeInsports vs Canal+, ce rendez-vous vaut 332ME !

TV : BeInsports vs Canal+, ce rendez-vous vaut 332ME !

Désormais opposés frontalement, BeInSports et Canal+ se retrouveront mardi devant le tribunal de Nanterre afin de tenter de régler le contentieux qui les oppose sur les droits TV de deux matchs de Ligue 1.

Le couple composé de la chaîne sportive qatarie BeinSports, et de Canal+ a résisté à bien des tempêtes, mais cette fois la LFP a brisé l’entente cordiale et le divorce est proche. Objet de la procédure lancée par la chaîne dirigée par Nasser Al-Khelaifi, patron du PSG mais aussi de BeIn Media Group, contre celle menée par Maxime Saada, le fameux contrat signé jusqu’en 2024 avec la LFP qui prévoit que BeInSport diffuse deux matchs par journée de Ligue 1, à savoir le samedi à 21h et le dimanche à 17h, soit 76 rencontres de L1. Ce lot avait été acheté 332ME par an en 2018 par la chaîne sportive, laquelle l’avait ensuite revendu à Canal+ pour le même prix et là aussi jusqu’en 2024. Sauf qu’après la signature de l'accord entre la Ligue de Football Professionnel et Amazon, Maxime Saada a déchiré le contrat le liant à BeInSports. C+ ne veut plus entendre parler de la Ligue 1 en estimant que le prix payé n’était plus valable puisqu’Amazon avait payé un peu moins pour 8 matchs par journée de Ligue 1, avec le fameux match du dimanche soir.

Furieux de cette attitude, BeInSports a donc lancé à son tour une procédure judiciaire afin de contraindre Canal+ à respecter son contrat, car de son côté la LFP a bien l’intention de toucher 332ME pour ces deux matchs et qu’ils soient diffusés dès la première journée du championnat de Ligue 1, le 8 août. Face à l’urgence de la situation, le tribunal de Nanterre a donc convoqué pour ce mardi 20 juillet les deux chaînes, et une audience privée est prévue à 11 heures annonce RMC. Les avocats des deux camps feront valoir leurs arguments, et une décision est attendue d’ici le week-end prochain. Les clubs de Ligue 1 espèrent qu'une solution rapide sera trouvée car l'idée d'une procédure qui s'éternise donne des sueurs froides aux dirigeants, lesquels ont bien besoin de cash après l'année noire qu'ils viennent de traverser.