L1 : Pas de public, la survie des clubs dépend de Mediapro

L1 : Pas de public, la survie des clubs dépend de Mediapro

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Malgré le confinement, les championnats professionnels de football vont continuer en France, pour le plus grand bonheur des supporters.

Les présidents de clubs ont également poussé un ouf de soulagement en apprenant de la bouche de Jean Castex et de Roxana Maracineanu que la Ligue 1 et la Ligue 2 allaient se poursuivre, au même titre que le National, la D1 féminine, la Ligue des Champions, l’Europa League et les matchs internationaux. C’est un moindre mal pour les clubs professionnels, qui n’auraient pas pu survivre en cas de confinement similaire au premier. Dans son édito publié dans les colonnes de L’Equipe, Vincent Duluc a toutefois rappelé que toutes les cartes étaient maintenant dans les mains de Mediapro. Car en l’absence de public dans les stades, la seule ressource pour le football professionnel se niche dans les droits télévisuels…

« Au-delà de l'incertitude liée au contrat Mediapro, le football a un avenir mieux encadré, les droits télé étant le principal modèle économique de 90 % des clubs de L1 et L2, qui pourront mieux survivre sans recettes de jour de match que tous les autres sports professionnels du pays, dont 90 % des clubs seront incapables de payer les salaires jusqu'à la fin de saison si elle devait se disputer à huis clos. Des nuages noirs s'annoncent dans le ciel des sports collectifs professionnels français. Dans cette période de peur et de repli sur soi, au moins le sport professionnel retrouve-t-il sa place en tant que feuilleton. Dans ce confinement-là, il n'y aura plus seulement l'intégrale des Gendarmes, les méthodes pour apprendre la guitare en trois semaines ou les gougères qui n'ont pas gonflé. Il y aura du foot, du rugby le plus longtemps possible, du vélo encore un peu, du tennis, de la F1, du golf, puis le ski, tout ce sport à huis clos imparfait, différent mais nécessaire » a publié l’éditorialise. Plus que jamais, il faut désormais espérer qu’un accord sera rapidement trouvé entre la LFP et Mediapro, qui refuse d’honorer ses engagements en payant les droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2 depuis le mois d’octobre.