Lucas Hernandez le Marseillais, la banderole de la discorde

Lucas Hernandez le Marseillais, la banderole de la discorde

Icon Sport

Auteur d'une prestation solide avec le PSG, Lucas Hernandez n'a pas manqué ses débuts au Parc. Toutefois, les ultras parisiens n'ont pas encore enterré la hache de guerre avec lui, en témoigne une banderole fracassante à propos de ses origines marseillaises.

Nouvelle pique acerbe ou premier réchauffement en vue, les interprétations diffèrent concernant l'accueil de Lucas Hernandez par les ultras du PSG. On le sait, l'ancien défenseur du Bayern Munich n'a pas que des amis au sein du public du Parc des Princes. Né à Marseille, le champion du monde 2018 avait clamé il y a quelques années avoir « l’OM dans le cœur ». Des paroles qui ne sont pas passées chez les supporters parisiens les plus à cheval sur la rivalité Paris-Marseille. Dès sa signature au PSG en juillet, Hernandez avait été attaqué par certains fans parisiens sur les réseaux sociaux comme le président du CUP Romain Mabille. « Tu n'es pas le bienvenu, le Marseillais... et on te le fera savoir », écrivait ce dernier sur Instagram.

Hernandez presque pardonné, Marseille encore dénignée

Des attaques qui ont diminué en intensité au fil de l'été d'autant que Hernandez a fait son mea culpa médiatique. « Je suis jeune et j'ai eu des propos maladroits sur l'OM et le fait que je ne jouerais jamais au PSG. [...] Je suis né à Marseille, c'est vrai, mais je n'y peux rien. Je n'ai jamais vécu à Marseille, mon seul souvenir, c'est quand j'ai battu l'OM avec l'Atlético de Madrid en finale de la Ligue Europa. Sinon, je n'ai rien qui me rattache à la ville, aucun membre de ma famille n'y vit », avait-il confié à l'Equipe pour amadouer les supporters du PSG et tirer un trait sur son passé marseillais.

Une stratégie qui n'a pas marché sur tout le monde au sein du public parisien, en témoigne la banderole déployée lors de sa première au Parc contre Lorient, samedi soir. « On fait tous des erreurs, naître à Marseille en est une », a lâché sèchement une partie des ultras du CUP. La digestion du transfert apparaît encore difficile, même si on peut presque y voir un léger réchauffement sur le dos de la cité phocéenne. Pour Lucas Hernandez, la paix totale passera par enchaîner les grosses prestations rapidement pour mettre tout le monde d'accord dans son nouveau club d'adoption.