OL : Blanc tombe dans le même piège que Galtier

OL : Blanc tombe dans le même piège que Galtier

Dominé en première période, l’Olympique Lyonnais a dû abandonner son 3-4-1-2 pour venir à bout du LOSC (1-0) dimanche. Rien d’étonnant pour Daniel Riolo qui ne comprend pas cette tendance des entraîneurs à privilégier une défense à trois.

L’Olympique Lyonnais s’en sort bien. Vainqueurs face à Lille lors de la 13e journée de Ligue 1, les Gones ont subi la domination lilloise en première période, lorsque les Dogues profitaient de leur supériorité numérique dans l’entrejeu. C’est d'ailleurs la raison pour laquelle Laurent Blanc a changé ses plans à la pause en abandonnant son 3-4-1-2. Un choix payant pour l’entraîneur rhodanien qui, selon Daniel Riolo, aurait pu s’éviter des problèmes avec un système plus simple dès le coup d’envoi.

« Cette histoire de mode des trois derrière avec les deux fameux pistons, pour avoir deux pauvres milieux qui se font manger tout le long quand en face tu as trois mecs qui jouent bien au ballon, peut-être bien qu'il faut faire attention aux tendances quand même. Parce qu'au PSG c'est terminé, a rappelé le journaliste de RMC, en pensant également à Christophe Galtier. Il faut que ce soit parfaitement huilé avec des mecs qui, s'ils sont deux, sont capables d'avoir une maîtrise assez forte, avec des mecs devant qui se replient, des gars sur le côté qui sont capables de resserrer. »

« C'est un schéma qui est très difficile à mettre en place mine de rien, a insisté le spécialiste de l’After. La facilité, c'est de mettre un 4-3-3, ou un 4-3-1-2, quelque chose de plus simple avec un milieu de terrain dense. Au moins tu ne te fais pas manger. En plus le 4-3-3 est le schéma préférentiel de Blanc donc on va peut-être y arriver. A Paris, c'était la même chose et ils ont arrêté, ils mettent trois mecs au milieu. » Le problème, c’est que certains entraîneurs tentent de satisfaire leurs joueurs.

Ramos peut se sentir visé

« (...) Il ne faut pas que ce soit un schéma de secours, c'est-à-dire un schéma parce que tu as besoin de faire jouer certains joueurs. Ou pire, l'entraîneur en met trois derrière parce qu'il estime qu'ils ne sont pas assez forts à deux, parce qu'il y a un vieux dedans et qu'on va essayer de le mettre dans un confort. Finalement c'est au milieu que tu te fais trouer, et les trois de derrière ils prennent la marée après », a constaté Daniel Riolo, sans avoir besoin de citer Sergio Ramos au Paris Saint-Germain.