L'OL mauvais payeur et sexiste, l'accusation tombe !

L'OL mauvais payeur et sexiste, l'accusation tombe !

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Dans une tribune publiée ce mardi, la joueuse islandaise Sara Björk Gunnarsdottir a dénoncé le comportement des dirigeants de l'OL pendant sa grossesse. Salaires non payés, menaces de Vincent Ponsot et mépris de Jean-Michel Aulas sont les idées fortes de son texte.

Depuis près de 15 ans, l'OL apparaît comme une place forte ou plutôt la place forte du football féminin européen. Vainqueur huit fois de la Ligue des champions, le club rhodanien est une vraie marque chez les féminines ayant su attirer les meilleures joueuses du monde entier. Parmi elles, l'Islandaise Sara Björk Gunnarsdottir qui est passé dans le Rhône entre 2020 et 2022. Sa carrière lyonnaise a été marquée par une grossesse survenue au cours de l'année 2021. Un moment toujours fort dans la vie d'une femme mais qui a été gâchée selon elle par les dirigeants de l'OL.

L'OL dément avoir maltraité sa joueuse

C'est ce qu'elle a expliqué dans une tribune publiée sur le site Theplayerstribune. En cause d'abord, la tentative du club d'éviter le paiement de son salaire pendant sa maternité. « Vincent (Ponsot) s'est excusé pour les deux mois qui me manquaient et a dit que je serai payée. Mais pour le troisième mois, il a dit quelque chose sur le fait qu'ils suivaient la loi française. Ce qui signifiait qu'ils ne me devaient rien d'autre. Dietmar (son agent) n'arrêtait pas de leur dire : « Hé, il manque toujours des salaires. » Mais nous n'avons obtenu aucune réponse. Le syndicat des joueurs en France s'en est mêlé, puis la Fifpro. Les semaines se sont transformées en mois. Toujours pas de salaire complet. L'OL a refusé de donner une réponse claire sur le critère appliqué. Enfin, Dietmar a dit à Vincent que la Fifpro allait lutter contre cela au niveau de la FIFA. Vincent a alors dit : « Si Sara va à la FIFA avec ça, elle n'a aucun avenir à Lyon. » »

Finalement, en mai dernier, la FIFPro a condamné l'OL a lui verser les salaires réclamés. Mais, cela ne s'arrête pas à une simple question financière. Gunnarsdottir estime que le club lyonnais l'a mise à l'écart après sa grossesse. Elle ne pouvait faire les déplacements avec son bébé. Un nourrisson qui aurait peu à peu suscité la froideur de Jean-Michel Aulas à son égard. « Le président est également entré dans la pièce pendant que j'y étais. C'était la première fois qu'il me voyait depuis que j'étais revenue avec mon bébé. Il ne m'a même pas salué, n'a pas regardé ni salué Ragnar », a t-elle lâché. Une attitude qui selon elle a conditionné son départ pour la Juventus l'été dernier. 

Dans un communiqué, l'OL a réagi aux propos de son ancienne joueuse. Le club rhodanien a nié avoir traité différemment Gunnarsdottir des autres éléments du groupe, affirmant avoir tout mis en œuvre pour son confort. L'OL s'est réfugié derrière le droit français pour expliquer les problèmes rencontrés par sa joueuse. « Nous sommes fiers d'avoir compté Sara Björk Gunnarsdóttir dans l'effectif de l'Olympique Lyonnais. Nos chemins se sont séparés pour des raisons purement sportives. Si elle souhaite nous aider aujourd'hui à faire évoluer davantage le droit français, nous serions heureux de pouvoir l'impliquer dans nos démarches aux côtés d'Amel Majri pour permettre à toutes les athlètes de vivre pleinement leur grossesse, ainsi que leur retour à la compétition », a t-il conclu. Un problème de plus pour l'OL, le président Aulas et Vincent Ponsot. Cela fait surtout tâche puisque cela touche l'équipe la plus performante du club ces dernières années.