Le PSG gagne à l'OM et reste leader, c'est du Classique

Le PSG gagne à l'OM et reste leader, c'est du Classique

Photo Icon Sport

Le choc a tenu ses promesses, et dans une rencontre partie dans tous les sens, c’est le PSG qui a trouvé la bonne formule en seconde période pour s’imposer 2-3 au Vélodrome, encore une fois. Paris reste leader devant Lyon, l’OM est désormais à cinq longueurs. 

Pour ce choc énorme dans la course au titre, le Vélodrome s’était fait beau. Plein comme un œuf, avec un nouveau record d’affluence à la clé, l’enceinte du Boulevard Michelet sortait un énorme tifo, comme pour exhorter les troupes de Marcelo Bielsa à tout donner afin de faire vaciller le double champion de France en titre. Cela donnait des premières minutes très engagées, même si progressivement, le PSG parvenait à calmer tout cela avec sa maîtrise technique. Pastore manquait le cadre après avoir filé au but sur une ouverture lumineuse de Verratti (11e), et Paris semblait capable d’imposer sa patte sur la rencontre. Mais un coup de tonnerre lançait un dernier quart d’heure complètement fou. Sur un centre aux petits oignons de Payet au second poteau, Gignac prenait le meilleur de la tête sur Marquinhos, pour smasher la balle au fond des filets (1-0, 30e). La réaction parisienne était immédiate, et spectaculaire. Gaucher quasiment exclusif, Matuidi sortait une feinte de frappe pour embarquer tout le monde, et enrouler un magnifique tir du droit que Mandanda ne pouvait qu’effleurer : poteau rentrant (1-1, 35e). La sortie de David Luiz sur blessure (34e) n’était toutefois pas totalement digérée. Sur un ballon perdu plein axe par Pastore, Gignac filait au but et remportait son duel avec Sirigu d’un tir croisé (2-1, 43e) pour placer l’OM en tête à la pause. 

Au retour des vestiaires, les Parisiens affichaient immédiatement un tout autre visage, et cela payait aussitôt. Sur un coup-franc écrasé d’Ibrahimovic, le cafouillage profitait à Marquinhos, qui marquait de près (2-2, 49e). Dans la foulée, Pastore mettait le feu, centrait pour Ibrahimovic, devancé par Morel mais qui voyait le défenseur de l’OM marquer dans son propre but (2-3, 51e). Ces deux buts sapaient le moral des Olympiens, qui peinaient à remettre la même intensité qu’avant le repos. Résultat, Mandanda multipliait les parades devant Matuidi (61e), Lavezzi (72e) et Ibrahimovic (83e). Sirigu n’avait trop à s’employer, même si le PSG finissait à 10 en raison de la blessure de Motta alors que Blanc avait fait ses trois changements. Cela n’empêchait pas Paris de conserver son fauteuil de leader au terme d’un magnifique match. Pour l’OM, qui devra en plus faire sans Ayew, expulsé après le match pour des mots sur l’arbitre, le titre s’éloigne clairement. 

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