L’ASSE et Bordeaux s’accrochent, pour le bonheur de l’OM

L’ASSE et Bordeaux s’accrochent, pour le bonheur de l’OM

Photo Icon Sport

L’AS Saint-Etienne a dû se contenter du match nul face à Bordeaux, en dépit d’une pléiade d’occasions, notamment dans la première heure de jeu (1-1). Usés physiquement, les Verts, comme les Girondins, laissent filer l’OM seul devant. 

C’était le choc du jeudi soir entre deux co-leaders de la Ligue 1 avant cette journée. Saint-Etienne accueillait Bordeaux, avec la perspective pour le vainqueur de pouvoir suivre le rythme de Marseille, ce qui n’est pas donné actuellement. D’entrée de jeu, les Stéphanois posaient leur emprise sur le match, grâce à un pressing constant et une belle justesse de jeu. Cela débouchait tout aussi rapidement sur les premières occasions. Clerc chauffait les gants de Carrasso (4e), avant que Saint-Maximin, titulaire surprise, et Van Wolfswinkel ne manquent de justesse pour conclure plusieurs situations chaudes. C’était Ruffier finalement qui sauvait les siens, d’une claquette reflexe après une reprise de la cuisse signée Khazri (27e). Mais l’ASSE donnait le rythme, et cela payait, avec, sur un centre au premier poteau de Tabanou, une reprise bien sentie de Van Wolfswinkel qui surprenait Carrasso, avec l’aide du poteau (1-0, 31e). Un avantage logique qui était proche de grossir avec une frappe de Gradel sur l’équerre (37e). Mais à la surprise générale, Bordeaux égalisait. Sur un ballon renvoyé après un corner, Ilori trainait par là pour placer une reprise involontaire de l’épaule en pleine lucarne, alors que Lemoine était resté sur sa ligne et le couvrait (1-1, 39e). 

A la pause, le score était difficile à digérer pour les Stéphanois, d’autant qu’ils continuaient à se procurer les meilleures occasions. La preuve avec ce coup de tête de Van Wolfswinkel, qui frappait au-dessus alors qu’il s’était élevé plus haut que tout le monde aux six mètres (59e). Peu avant, Carrasso avait eu chaud, n’étant pas été pris par la patrouille après s’être essuyé volontairement les crampons sur l’attaquant néerlandais dans la surface (53e). Pendant la dernière demi-heure, les Verts, qui avaient eu 48 heures de repos de moins que les Girondins, le payaient sur le plan physique, gardant le contrôle du ballon, sans parvenir à se montrer dangereux, si ce n’est sur quelques frappes dégagées tant bien que mal par Carrasso. Et dans les derniers instants, au plus fort de la pression des Foréziens, le contre était tout proche d’être fatal. Lancé sur la gauche, Maurice-Belay effaçait Ruffier dans le coin de la surface avant de s’écrouler, avec un contact peu évident à déceler pour l'arbitre (91e). Cela n’empêchait pas la furia bordelaise sur l’arbitre à la fin d’un match tout de même enlevé, même si l’absence de vainqueur fait surtout le bonheur de l’OM, seul en tête avant de rencontrer ce dimanche des Stéphanois à la peine physiquement tout de même. 

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