Ita : Des cris de singe ? Les Italiens n'ont rien entendu...

Ita : Des cris de singe ? Les Italiens n'ont rien entendu...

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Ce dimanche, le championnat d’Italie a une nouvelle fois été frappé par des problèmes de racisme. Cette fois, à Vérone lors du match entre l’Hellas et Brescia (2-1).

Durant cette rencontre, Mario Balotelli a bien failli sortir du terrain. Excédé par des insultes racistes des supporters adverses, l’attaquant italien a violemment envoyé le ballon dans la tribune fautive avant l’heure de jeu. Décidé à quitter cette partie, Super Mario a finalement été calmé par ses coéquipiers et ses adversaires. Il est finalement resté sur la pelouse… pour marquer un magnifique but à la 85e minute de jeu. Malgré tout, l’ancien buteur de l’OM ne veut pas en rester là par rapport aux spectateurs racistes. Sauf que du côté de Vérone, la direction nie tout en bloc... Ivan Juric en tête. « Je n'ai pas peur de le dire, aujourd'hui il ne s'est rien passé. Aucun cri raciste. Juste du chambrage, des sifflets, de la provocation envers un grand joueur, c'est tout. Les insultes racistes me dégoûtent. Mais aujourd'hui, il n'y a rien eu. Dire le contraire, c'est un mensonge », a avoué le coach croate au micro de la Sky.

Même son de cloche chez son président. « Je suis d'accord avec ce que notre entraîneur a dit. Personne n'a rien entendu. Les fans de Vérone manient l'ironie, mais ne sont pas racistes. Nous sommes les premiers à condamner ceux qui lancent de telles insultes, et les suspendons devant tout le monde. Nous sommes un club dont le public a le sport dans son ADN. Nous avons beaucoup de joueurs noirs. Nous ne pouvons pas contrôler vingt mille personnes au stade. Un acte comme celui de Balotelli prend toujours une ampleur supérieure, forcément, mais la tension du match a pu le pousser à un tel geste d'humeur », a lancé Maurizio Setti, qui se voile la face, alors que l’Hellas est soutenu par quelques ultras fascistes. D'après La Gazzetta, qui s’appuie sur des officiels de la fédération italienne, une enquête devrait être ouverte. Car contrairement aux dires des dirigeants véronais, le joueur de 29 ans aurait bien reçu « des insultes ou des cris racistes » au Stade Bentegodi. Affaire à suivre donc...