Tiémoué Bakayoko victime de racisme ? La police se donne 10 sur 10

Tiémoué Bakayoko victime de racisme ? La police se donne 10 sur 10

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Depuis 24 heures, les réseaux sociaux se sont emballés suite à la diffusion d'images d'un contrôle de police subi en Italie par Tiémoué Bakayoko. Accusées de racisme, les forces de l'ordre se défendent.

Tiémoué Bakayoko s’en souviendra longtemps, le joueur prêté par Chelsea à l’AC Milan a en effet été arrêté de manière spectaculaire ce week-end alors qu’il circulait dans les rues de la capitale lombarde. Faisant face à des policiers très motivés, puisque l’un des occupants de la voiture a même vu une arme à feu être brandie devant lui, le joueur français plaqué contre le véhicule de police a eu droit à une fouille poussée. Durant toute cette séquence, Tiémoué Bakayoko est resté impassible et d’un calme absolu. Dans la vidéo diffusée sur Twitter, on voit que d’un seul coup un des policiers est venu parler à son collègue, l’informant que l’homme ainsi contrôlé était un footballeur de l’AC Milan. Ayant compris qu’il s’était trompé de cible, puisque les policiers cherchaient deux personnes impliquées dans une fusillade, le policier a aussitôt relâché son étreinte, et a tapé dans le dos de Tiémoué Bakayoko sur un ton amical. Bien évidemment, les réseaux sociaux et plusieurs journalistes italiens ont vu là une démonstration d’un certain racisme ordinaire. De quoi faire réagir les autorités italiennes.

Bakayoko n'a rien dit après ce contrôle de police à Milan 

Dans un communiqué envoyé à l’agence Reuters, la police milanaise s’est totalement défendue d’avoir fait un contrôle au faciès. « Il convient de noter que cette intervention a eu lieu dans un contexte opérationnel qui justifiait l'adoption des mesures de sécurité les plus élevées. Aussi, pour des raisons de protection personnelle, l’intervention a été effectuée d’une manière tout à fait conforme au type d’alarme en cours. Une fois que la personne a été identifiée et qu’il a été établi qu’elle n’était pas impliquée, le service a été repris sans aucune remarque de la personne concernée », indiquent les forces de l’ordre. De son côté, le principal syndicat policier a défendu le comportement des personnes impliquées, rappelant qu’elles avaient agi avec professionnalisme et rigueur. Un peu comme le ministre de l'Intérieur français avait dit après les incidents de la finale de la Ligue des champions.