OL : Passer le relais, Aulas n’y arrivera jamais

OL : Passer le relais, Aulas n’y arrivera jamais

Longtemps reconnu pour ses compétences, Jean-Michel Aulas subit de plus en plus de critiques. Il faut dire que le président de l’Olympique Lyonnais commet quelques erreurs remarquées. De quoi l’inciter à laisser les commandes dans les années à venir ? Pour le consultant Nicolas Puydebois, ce jour n’est pas près d’arriver.

Alors que l’après-Olympico aurait pu lui permettre de redorer son image, Jean-Michel Aulas s’est plutôt enfoncé pendant cet épisode. Le président de l’Olympique Lyonnais, au lieu d’assumer ses responsabilités et de penser au football français dans son ensemble, a préféré défendre les siens. Quitte à tenir des propos inadaptés dans ce contexte. Ce dossier rappelle forcément sa gestion de l’arrêt de la saison pendant la crise sanitaire, lorsque le dirigeant avait déjà lancé des idées plus ou moins crédibles, toutes en faveur de son équipe.

Aulas jusqu’à 75 ans… ou plus

Ajoutez à cela de mauvaises décisions, comme la non-prolongation de l’ancien coach Bruno Genesio, la nomination du débutant Juninho au poste de directeur sportif, ou encore celle de Vincent Ponsot au-dessus du Brésilien, et l’on obtient un président beaucoup moins inspiré qu’auparavant. De quoi s’interroger sur son avenir à court terme. En effet, on se souvient qu’en avril 2020, le patron aujourd’hui âgé de 72 ans avait fixé une éventuelle date pour un passage de relais. « Ce qui est raisonnable, c'est d'imaginer qu'à l'orée de mes 75 ans, si on avait un président opérationnel, ce serait bien », confiait l’homme d’affaires, en pensant à Tony Parker comme possible successeur.

Mais de son côté, l’ancien gardien des Gones Nicolas Puydebois n’imagine pas Jean-Michel Aulas quitter son poste. « En mon for intérieur, je pense que hormis un cas de force majeure, il mourra président de l’OL, comme Louis Nicollin l’a fait, a prédit le consultant d’Olympique et Lyonnais, contacté par le média 20 Minutes. Et comme tous les grands bâtisseurs, son travail sera surtout reconnu après coup… » On parle effectivement d’un président arrivé en 1987, à l’époque où l’OL évoluait en deuxième division, et qui a notamment dominé le football français au début des années 2000.