Kylian Mbappé et la VAR, l'Espagne hurle au scandale !

Kylian Mbappé et la VAR, l'Espagne hurle au scandale !

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Au lendemain de la victoire de l'équipe de France en finale de la Ligue des Nations, la presse espagnole est folle de rage suite au but de Kylian Mbappé et crie au scandale arbitral.

C’est peu dire que du côté de l’Espagne on a ce lundi un léger sentiment d’être victime d’une injustice après la défaite de l’équipe de Luis Enrique face à la France à San Siro. C’est bien évidemment le deuxième but tricolore, marqué par Kylian Mbappé, qui focalise toute la colère, Anthony Taylor, l’arbitre anglais de cette finale n’ayant pas mis longtemps pour obtenir de ses collègues chargés de la VAR la validation du but. Pourtant, en temps réel, Kylian Mbappé semblait hors-jeu, et sur l’image de la VAR, il l’était du moins, si on oublie de voir qu’Eric Garcia a touché le ballon. Une intervention que même les commentateurs de M6 ont mis du temps avant de la signaler en direct à l'antenne. C’était ensuite à l’arbitre de décider si Garcia avait l’intention de détourner le ballon ou s’il s’agissait d’un sauvetage et que le joueur du Barça n’avait fait qu’effleurer le ballon. Et Anthony Taylor n’a pas hésité en validant le but de l'attaquant du PSG et de l'équipe de France.

L'Espagne conteste le but de Kylian Mbappé

A sa Une le grand quotidien sportif Marca n’hésite pas en titrant : « Ils détruisent le football » avec une photo de l’action où l’on voit clairement Kylian Mbappé en avance sur les défenseurs espagnols. De son côté le quotidien catalan Sport parle d’une « Injustice », tandis que le Mundo Deportivo évoque un « VARapolo », que l’on peut traduire par « le coup de la VAR ». Même le très médiatique Josep Pedrerol à pour une fois lâché son célèbre tic-tac pour monter au créneau suite au but de Kylian Mbappé : « Le but n’est pas annulé ? Injuste ». Seul AS zappe cette histoire, mais consacre sa Une à la prestation de la Roja : « Sans titre, mais avec un futur », tout en plaçant tout de même un long article à cette décision arbitrale lourde de conséquences, d’autant plus qu’en première période la vidéo avait permis à l’officiel anglais de ne pas siffler un penalty pour l’Espagne suite à une main supposée de Koundé dans la surface. Une action qui là aussi a fait hurler les fans espagnols.

Du côté des joueurs de Luis Enrique, on ne contestait pas vraiment la victoire française, mais on avait du mal à comprendre la décision de l’arbitre. Et c’est notamment le cas de Cesar Azpilicueta qui a été le premier à être informé par Anthony Taylor qu’il validait le but de Kylian Mbappé, lequel permettait à la France de passer devant au score. « Je ne comprends pas. L'arbitre est là pour décider. Il doit aller voir en personne sur l'écran du VAR. Le hors-jeu de Kylian Mbappé est clair sur le but, mais il me répond qu'Eric Garcia a la possibilité de jouer le ballon. Il ne prend pas la décision, c'est le VAR qui décide », a confié l’ancien Marseillais. Concerné au premier chef, puisque c’est lui qui a touché le ballon à destination de Mbappé, Eric Garcia a lui du mal à comprendre le choix de l’arbitre. « Le ballon part dans mon dos, je me jette et le touche avec mon talon. Mbappé, lui, est hors-jeu. L'arbitre me dit que, parce que je touche le ballon et ne m'en éloigne pas, j'ai l'intention de jouer le ballon et que c'est la règle, mais jamais un défenseur ne peut totalement s'en écarter. Il y a donc clairement un hors-jeu », faisait remarquer le défenseur de l’équipe d’Espagne, ulcéré par cette décision.

Et Sergio Busquets, élu meilleur joueur de la Ligue des Nations était lui aussi très remonté contre l'officiel anglais : « Il y avait un hors-jeu de Mbappé. L'arbitre nous a dit qu'Eric Garcia voulait jouer le ballon et que ça annule le hors-jeu. Mais il voulait jouer le ballon car le ballon aurait atteint Mbappé qui était hors-jeu ! Ça n'a pas de sens ! ». Reste que la page va rapidement être tournée, car c'est désormais vers le Mondial au Qatar que les regards se tournent, et du côté de l'Espagne on veut désormais retenir qu'à un an de la compétition phare, la Roja a confirmé son grand retour vers les sommets. Avec ou sans VAR, il faudra compter avec l'équipe de Luis Enrique du côté de Doha, c'est une évidence.