ICONSPORT_365292_0805

TV : 1,55 million d’euros par jour, Canal+ envoie l’addition

TV•
Les droits TV du football sont un sujet toujours très sensible. Dans leur lutte contre le piratage, les diffuseurs français affichent leur intention d'aller de plus en plus loin.
Plusieurs industries majeures ont réussi à s’attaquer au marché de la contre-façon ou des produits illégaux, parfois avec succès, comme pour les plateformes de jeux vidéos, parfois sans succès. C’est le cas des droits télévisuels touchant notamment le sport, qui sont pour le moment en bonne partie détournés par des moyens illégaux permettant aux téléspectateurs de suivre les rencontres sportives à moindre cout, sans avoir à s’abonner.

Canal+ et BeIN passent à l'action

Depuis quelques années, les diffuseurs européens s’attaquent à ce fléau qui leur coûte, selon eux, des milliards d’euros en manque à gagner cumulés. Le piratage est l’un des explications de la baisse des droits TV en France pour la Ligue 1, même si des pays comme l’Angleterre parviennent encore à maintenir un train de vie fastueux.
Mais pour BeIN Sports comme pour Canal+, il est l’heure de passer à l’action pour lutter contre la fameuse IPTV, et plus uniquement les fournisseurs d’accès mais aussi les clients. L’idée est de taper à tous les niveaux pour essayer de faire fermer les flux.
Dans son dossier sur la riposte des géants de l’audiovisuel contre le piratage, L’Equipe dévoile que les grands diffuseurs réclament désormais des sommes copieuses pour ceux qui, sous différents prétextes, font le jeu des diffusons pirates. BeIN Sports a ainsi réclamé 580.000 euros à la société suisse Quad9 pour ne pas avoir respecté un jugement l’obligeant à bloquer une soixante de sites pirates.
Canal+ est allé plus loin en réclamant à Cloudflare, qui refuse de collaborer avec les autorités françaises, une somme d’astreinte de 1,55 million d’euros par jour à chaque réapparition de flux illicites qui n’auront donc pas été bloqués par l’entreprise américaine spécialiste des réseaux sur le web. Une demande de la chaine de Vincent Bolloré qui a été déboutée par les tribunaux, mais qui démontre que Canal+ et les autres diffuseurs n’entendent plus se laisser faire et demandes des sommes folles pour se faire entendre.

Saison régulière

Loading