Trop de Parisiens, il veut du local pour l’OL

Trop de Parisiens, il veut du local pour l’OL

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Faute de moyens financiers, l'OL a besoin d'un centre de formation de nouveau très performant. Les bases sont posées avec le nouveau boss Christian Bassila.
En grande difficulté économique depuis que John Textor a vidé les caisses du club, l’Olympique Lyonnais se reconstruit avec des moyens bien inférieurs à ses habitudes passées. De quoi rappeler la crise financière de 2010, quand la fin des sept titres a coïncidé avec une période compliquée. Mais une génération dorée comprenant Tolisso, Lopes, Lacazette, Fékir et Umtiti en chefs de file avait laissé l’OL jouer les premiers rôles quelques années de plus.
Actuellement, l’OL n’a pas vraiment pu compter sur son centre de formation pour voir des joueurs s’imposer au plus haut niveau et donner encore plus de choix à Paulo Fonseca. Le centre de formation lyonnais, considéré il y a quelques années encore comme l’un des meilleurs d’Europe, a baissé en terme de faculté à emmener des jeunes au plus haut niveau. Une réalité qui doit changer selon son nouveau patron Christian Bassila, arrivé à ce poste en janvier 2026.

L'ADN OL, la clé du succès pour Bassila

L’ancien milieu de terrain arrive avec son expérience à Clairefontaine et son passé à Lyon pour s’appuyer sur ce qui a fait la recette de l’OL, et son fameux ADN. De nombreux changements ont eu lieu en quelques mois et il s’en est expliqué dans un entretien fleuve au Progrès.
Parmi les passages intéressants, Bassila est revenu sur le fait que tous les jeunes ne peuvent pas forcément s’imposer à Lyon, et qu’il effectue désormais un tri selon des caractéristiques de jeu qui doivent convenir avec la formation à l’OL. « On va recruter local, et dans les quelques profils qu’on va chercher ailleurs, on veut être sûr que ces profils puissent s’adapter à nos spécificités lyonnaises. Pour avoir fait sept ans à l’INF, je peux le dire : tous les joueurs de région parisienne ne sont pas compatibles avec le football lyonnais. Là-bas, il y a beaucoup d’individualités, un jeu très vertical et une recherche de un-contre-un, où l’aspect athlétique est prépondérant, quand le jeu lyonnais est plus connecté et collectif », a glissé Christian Bassila, qui sait bien que les centres de formation loin de la capitale regorgent de joueurs issus du football francilien, l’un des plus riches de la planète football tout simplement. Mais à l’OL, on entend bien garder la fibre locale dans un centre de formation qui cherche à redorer son blason malgré des moyens financiers là aussi limités.

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