Ce n'est pas son choix, mais Eagle Football Holdings Bidco a démis John Textor de ses fonctions de directeur des clubs dont il est multi-propriétaire.
Cela va avec les joies de la multi-propriété, mais il faut parfois s’accrocher pour suivre les changements chez les propriétaires, présidents et actionnaires des clubs à gestion multiples. Un nouveau tournant a été officialisé ce mardi par Eagle Football Holdings Bidco, qui détient 88 % du capital d’Eagle Football, la société qui détient elle-même
l’Olympique Lyonnais. Eagle Football Holding Bidco a fait savoir que John Textor n’était plus le directeur de la structure depuis le 27 janvier, date de la dernière assemblée générale d’Eagle Football Group.
Le dernier coup de folie de John Textor
L’Américain avait tenté un dernier coup de Trafalgar, essayant de révoquer deux des membres indépendants pour que leur vote soit considéré comme caduc, afin de garder le contrôle de la société. Michele Kang et Ares, le fonds d’investissement qui a prêté l’argent à John Textor pour qu’il rachète l’OL, n’étaient pas tombés dans le piège. Lors de cette même réunion, John Textor avait donc perdu sa place et ses pouvoirs sur l’Olympique Lyonnais.
Cette décision concerne aussi la maison mère et donc la gestion des clubs de Molenbeek et Botafogo, même si comme souvent avec John Textor, la situation reste confuse. L’OL, entre les mains de Michele Kang désormais, travaille conjointement avec Ares et possède au moins la situation administrative la plus claire des trois entités d’Eagle.
Cela ne résout pas la grande question qui est l’argent réclamé par Ares à John Textor pour le rachat de l’OL, dont le fonds d’investissement ne voit toujours pas la couleur. L’entreprise américaine avait récupéré une partie de sa mise avec la vente des parts de Crystal Palace, mais les manquements de John Textor, notamment sur la publication de ses comptes en temps et en heure, ont fait voler en éclats le cadre juridique du délai qu’il avait demandé pour rembourser. Ares est donc en capacité de récupérer l’OL, ou même de le revendre, même si le but du fonds d’investissement reste de voir un club en bonne santé pour pouvoir récupérer sa mise à l’avenir.