L’OL demande l’aide de la France

L’OL demande l’aide de la France

OL08 sept. , 8:40
La situation se dégrade autour des matchs à Décines, et l'OL a pris la parole pour demander l'intervention des forces de l'ordre afin d'aider à nettoyer les abords du stade, alors qu'il reconnait peiner à maitriser ses tribunes.
Il est beaucoup question de Lyon et de son stade ces dernières semaines. Pour les premiers matchs de la saison, les façons d’y accéder ont changé et les dirigeants ont fait savoir que les parkings gratuits pour pouvoir prendre le tramway étaient désormais payants, et pas donnés (12 euros). En plus de cela, il faudra très bientôt être obligé d’avoir son billet dans l’application du Groupama Stadium pour entrer dans le stade, ce qui fait forcément des mécontents chez les personnes habituées aux billets classiques.
Mais ce sont surtout les incidents et les agressions autour du stade de Décines qui ont fait la Une de l’actualité. A plusieurs reprises, des bagarres ou des violences, parfois à caractère racistes, ont eu lieu et entachent la réputation du club lyonnais. Un problème sérieux sur lequel l’OL a pris la parole par le biais de son directeur général. En conférence de presse, Michael Gerlinger a fait savoir que le club rhodanien ne pouvait par définition pas faire la police pour ce qu’il se passait en dehors de son stade, et demande ainsi l’aide de la police et du gouvernement pour s’attaquer au problème de la violence chez les supporters.
« J’ai vu quelques photos, c’est une violence complètement malade. Des gens qui ont des problèmes entre eux et qui viennent avec des cagoules, des armes, c’est terrible. Là, on a besoin de l’aide de l’État. On a besoin de l’aide de la police », a lancé le dirigeant allemand, qui s’est tout de même vu demander si l’OL comptait agir contre certains de ses supporters connus pour leur violence. « On va attendre les résultats de ces enquêtes et on va voir ce qui s’est passé. Je n’ai jamais vu une telle violence, je dois dire. Je suis dans le business depuis vingt ans. Le club doit continuer de travailler avec les groupes de supporters dans le stade. On leur a dit clairement ce qu’on ne veut pas voir dans notre stade. On a aussi travaillé sur des questions d’interdiction de rassemblement, des positionnements dans le stade entre groupes qui ne s’aiment pas trop. Dans le stade, on a l’impression que ça marche assez bien. Pas bien, mais ça marche », a reconnu Michael Gerlinger, qui sait que le sujet est sensible à Lyon, où les bords politiques s’opposent parmi les supporters, et que l’ambiance est loin d’être à l’unisson derrière l’OL.

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