Vue la situation à Marseille, Frank McCourt ne pourra pas toujours repousser l'idée d'une vente. Et si un état venu d'Asie venait à tenter sa chance pour racheter l'OM ?
Et si jamais Frank McCourt venait à recevoir une offre qu’il ne pouvait pas refuser ? Dimanche dernier, le Journal du Dimanche a fait comprendre que, malgré ses moyens financiers très puissants, le patron de CMA-CGM Rodolphe Saadé n’avait pas l’intention de se brûler les ailes en reprenant l’OM, club qu’il apprécie dans une ville qu’il adore. Depuis des années, Frank McCourt rêve d’un partenaire financier pour l’aider à faire grandir le club phocéen, sans avouer qu’il ne dirait pas non à un repreneur.
Avec les pertes colossales et structurelles, l’OM ne fait pas rêver grand monde sur le plan financier, et les fonds d’investissement sont un peu vaccinés contre les rachats en France, jugés peu rentables avec l’écroulement des droits télés. Mettre 100 millions d’euros chaque année pour combler le déficit n’est pas un modèle économique, et cela explique la crise actuelle à Marseille.
Pour trouver un potentiel acheteur, il faut se tourner vers des pays exotiques, voire peu recommandables, mais qui ont envie de s’acheter une image. Il suffit de voir combien l’image du Qatar a changé, entre son arrivée en France en 2011 et maintenant, pour savoir qu’investir de l’argent dans le football paye pour des états en déficit de soft-power.
L'Iran se cherche une vitrine en Europe
Ainsi, pour Foot Mercato, une solution assez improbable pourrait se dessiner avec un intérêt de la part de l’Iran, assez mal vu dans le monde occidental actuellement. Mais c’est justement l’idée de racheter un grand club européen et populaire qui pourrait faire saliver le pays perse.
« Pour l’Iran, le football pourrait théoriquement constituer une vitrine puissante, car sa popularité domestique est déjà acquise. La différence serait de déplacer cette visibilité sur une scène européenne, à l’heure où la République islamique est persona non grata en Occident. L’Iran dispose d’une importante passion populaire pour le football et d’une sélection capable d’exister au plus haut niveau asiatique, mais son exposition internationale reste fortement limitée par son isolement diplomatique, les sanctions économiques et les tensions géopolitiques. », assure Foot Mercato, qui précise qu’une présence pourrait faciliter ce rapprochement, celle de « Shéhérazade Semsar de Boisséson, dirigeante franco-iranienne de McCourt Global et de l’OM ». Une porte ouverte donc vers l’Asie, où d’autres pays pourraient être intéressés comme Oman et le Koweït, si jamais Frank McCourt annonçait clairement son intention de vendre le club dans cette situation compliquée.