L'Olympique Lyonnais doit toujours gérer avec prudence ses finances, d'autant qu'il y a encore de lourdes casseroles héritées de l'ère Textor. L'une d'entre elles inquiète les dirigeants actuels de l'OL et elle pourrait entraver le bon fonctionnement du club.
L'OL a beau avoir fait signer quelques joueurs,
le dernier en date étant Loïs Openda, cela n'empêche pas Michele Kang d'avoir un oeil très attentif sur les comptes de son club. Car la nouvelle propriétaire de l'Olympique Lyonnais sait que l'ombre de John Textor plane toujours au-dessus du Groupama Stadium, l'homme d'affaires américain ayant laissé des cadavres dans le placard. Et dans son rapport d'activité sur la saison 2025-2026, document officiel, l'OL admet qu'il y a toujours un très gros contentieux avec deux sociétés d'affacturage qui ont avancé de l'argent à John Textor pour des transferts entre Botafogo et Lyon, opérations qui n'ont jamais eu lieu, sauf que l'argent a bien été mise à la disposition de l'ancien patron de l'OL par ces deux entreprises, lesquelles réclament 70 millions d'euros à l'Olympique Lyonnais.
L'OL rattrapé par John Textor
Pour obtenir cette avance, John Textor avait affirmé qu'Igor Jesus, Jefferson Savarino et Jair Paula allaient quitter Botafogo et rejoindre l'OL, ce qui correspondait au montant de l'argent avancé par les sociétés d'affacturage, lesquelles ont fait confiance à celui qui était aux commandes d'Eagle Football. Résultat, JT a bien empoché l'argent, mais c'est désormais à l'Olympique Lyonnais de rembourser. L'OL reconnait que ces dossiers sont partis au contentieux. « Des litiges sont en cours avec PRPF (High Court of Justice de Londres, montant demandé par la contrepartie : 43 M$ + intérêts de retard et pénalités) et EMSO (Tribunal Arbitral du Sport ; montant demandé par la contrepartie : 28,5 M€ + intérêts de retard et pénalités), tous deux établissements d’affacturage de Botafogo, en lien avec des contrats conclus avec Botafogo en 2024/2025 sur les joueurs Igor Jesus, Savarino et Jair », précise l'OL dans son communiqué.
Pour l'instant, la Haute Cour de justice de Londres et le TAS n'ont pas encore pris des décisions dans ces opérations, mais il est clair que du côté de l'Olympique Lyonnais on doit être très remonté contre John Textor. Ceci explique probablement qu'après une enquête interne sur la gestion du club rhodanien par l'homme d'affaires américain, Eagle Football Group ait annoncé en juin avoir déposé une plainte contre X pour abus de biens sociaux.