OL : Le Groupama Stadium hors de contrôle, l'Etat appelé à l'aide

OL : Le Groupama Stadium hors de contrôle, l'Etat appelé à l'aide

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Les tribunes lyonnaises inquiètent jusqu’au sommet de l’Etat alors que la maire de Décines-Charpieu a contacté le ministère de l’Intérieur pour tenter d’enrayer la violence au Groupama Stadium.
Deuxième de Ligue 1 à la trêve internationale, l’Olympique Lyonnais vit un début de saison quasiment parfait d’autant que les hommes de Paulo Fonseca ont aussi gagné leur premier match d’Europa League. Il y a de quoi être satisfait pour l’état-major lyonnais, qui a malheureusement d’autres préoccupations que le sportif en ce début de saison. La violence au Groupama Stadium et dans les alentours, avec des groupes de supporters qui inquiètent de plus en plus, est devenue un sujet majeure et sensible pour le board de l’OL. Ce n’est pas la maire de Décines-Charpieu, où est implanté le Groupama Stadium qui va dire le contraire.
Interrogée par RMC, Laurence Fautra a notamment fait savoir que la situation était si préoccupante à ses yeux qu’elle avait contacté le ministère de l’Intérieur pour faire part de ses inquiétudes. « Il faut une table ronde qui rassemble tous les acteurs, qu’ils soient privés ou publics sur ce sujet complexe. J’initie des réunions avec le préfet à la sécurité du Rhône, car tout cela fait peur » a-t-elle livré à RMC pour une longue enquête menée par le journaliste Edward Jay, avant de poursuivre.
« J’en ai même parlé avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, quand je suis allé le voir au sujet d’autres sujets sensibles, sur le narcotrafic dans ma ville. L’OL doit agir au niveau de ses kops. L’État doit prendre conscience qu’il doit mettre les moyens face à ce fléau qui va crescendo. La réponse des autorités doit être forte » ajoute-t-elle, puis de conclure.
Nous sommes fiers d’accueillir les matchs de foot, mais nous devons être protégés
- Laurence Fautra, maire de Décines-Charpieu 
« Décines est une ville de 30.000 habitants qui passe à 90.000 les soirs de match. Je ne peux tolérer d’être pris en otage, alors que nous avons, nous les maires, des fonctions régaliennes sans les moyens de les mener. Nous sommes fiers d’accueillir les matchs de foot, mais nous devons être protégés » a-t-elle expliqué. Un SOS à l’égard de l’Etat alors que la violence au Groupama Stadium et au sein des groupes de supporters de l’OL n’a jamais été aussi importante. Avec l’espoir de moyens forts pour y mettre fin et améliorer dans la durée le climat assez pesant qui pèse au Groupama Stadium depuis plusieurs mois.

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