10 ME, le prix de vente ridicule du FC Nantes

10 ME, le prix de vente ridicule du FC Nantes

FC Nantes17 sept. , 10:00
parGael Anger
Totalement lassé par plus d'une décennie d'efforts et la situation actuelle, Waldemar Kita va écouter les offres. Trois candidats se démarquent pour le rachat, mais les offres pourraient ne pas monter bien haut.
A l’heure où l’actionnaire majoritaire de Chelsea a racheté les parts de plusieurs actionnaires minoritaires dont le président Todd Boehly pour une somme colossale (plus d’un milliard d’euros pour 25 % du club), les clubs français sont dans un monde bien différent. Ces derniers jours, Waldemar Kita a reconnu qu’il était lassé par la situation du FC Nantes et envisageait de vendre en cas de bonne offre.
Un fonds d’investissement américain, un pool d’investisseurs français et un investisseur du Moyen-Orient sont intéressés par les Canaris et ont fait des propositions pour discuter avec la famille Kita. Les propriétaires actuels estiment avoir mis plus de 200 millions d’euros dans les caisses du club, mais ils savent bien que le prix de vente sera très largement inférieur.

Le FC Nantes, un club vieillissant

Spécialiste de l’économie dans le sport et enseignant chercheur dans ce domaine, Jean-François Brocard a évoqué dans L’Equipe la réelle valeur du FC Nantes, et la tendance n’est pas vraiment au jackpot pour Waldemar Kita. « Le club vient de descendre en Ligue 2, les droits télé sont au plus bas, il y a beaucoup d'incertitudes qui pèsent sur le foot français, et il y a relativement peu de talent, donc d'actifs, dans l’effectif. Pour définir un prix, il faut regarder les actifs. Or la difficulté du FC Nantes, c'est qu'il a peu d'actifs à valoriser. Il ne possède pas son stade, qui est vieillissant, comme son centre d'entraînement. Et son actif joueurs a très peu de valeur à date. Il y a aussi un déficit structurel à combler année après année - ce que Waldemar Kita a d'ailleurs très bien fait », a souligné l’économiste, qui ose tout de même un prix de vente qui peut surprendre.
« Si je devais me risquer à une évaluation, je dirais que le prix se situera entre 10 et 30ME. Car au-delà de ce montant, l'acheteur devra prévoir d'investir des sommes conséquentes pour améliorer l'effectif voire investir dans les infrastructures, et prévoir d'éponger le déficit année après année. C'est comme si vous achetez une maison à rénover : en plus du prix d'achat, vous devez prévoir de l'argent pour ensuite payer les travaux », a livré Jean-François Brocard. Si ces prédictions devaient se vérifier, ce ne serait plus une vente mais une véritable braderie pour un club historique, mais dont les structures sont en effet vieillissantes. Un beau défi pour l’un des trois candidats au rachat ?

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