Le carton rouge retiré par la FIFA à Folarin Balogun malgré sa faute reste la plus grande fierté des USA, qui estiment qu'ils méritaient cette décision en raison des sommes investies pour ce Mondial.
Pour le moment, cela reste le plus gros scandale de cette Coupe du monde, tant jamais dans l’histoire une suspension était été annulée - ou plutôt suspendue - pour une faute avérée, certes maladroite et pas intentionnelle mais qui restait dangereuse dans un geste mal maitrisé, et validée par la VAR. Mais sous la pression de Donald Trump, Gianni Infantino a fait sauter cette suspension de l’attaquant vedette américain pour le 1/8e de finale face à la Belgique. Le président de la FIFA a beau avoir mis en avant l’indépendance de la commission de discipline, il s’est avéré qu’il n’y avait qu’un membre sur la petite vingtaine habituellement, qui a pu voter, et qu’il s’agissait d’un homme très proche d’Infantino.
Le boss de la Maison Blanche a réparé "l'injustice"
Donald Trump a déjà fait savoir ce samedi en conférence de presse qu’il était fier d’avoir passé ce coup de fil pour réparer une injustice, et que la FIFA n’avait donc fait que son travail. Mais interrogé par la Gazzetta dello Sport, Andrew Giuliani (à droite sur la photo), responsable de la Maison Blanche en charge de la Coupe du monde et dont le père est un ami très proche de Donald Trump, a expliqué que vu le montant payé par les USA pour organiser ce mondial, il était normal que la FIFA revoit son jugement.
« D'abord, cet arbitre avait déjà fait l'objet d'une enquête au Brésil concernant des cartons rouges. Ensuite, nous pensons que sur cette action, le VAR a été utilisé de manière irrégulière. Enfin, c'était notre devoir vis-à-vis des contribuables américains qui ont investi des milliards de dollars sur cette compétition et pour assurer une Coupe du monde juste. Nous devions agir, au vu de ces éléments et de notre philosophie, basée sur la justice sur le terrain et en dehors », a livré Andrew Giuliani, même si aucune erreur arbitrale n’a été soulignée pour ce carton rouge attribué au joueur de l’AS Monaco. Un scandale qui fera date, et qui a provoqué une réaction quasiment unanime du monde du football et de ses supporters, dégoutés de voir que les règles pouvaient être bafouées si un haut responsable politique du pays organisateur le demandait.