Arrivé libre à l'Olympique de Marseille, Bruno Genesio se retrouve dans une sacrée situation puisqu'il débarque au moment où le club phocéen a décidé de vendre ses meilleurs joueurs. Le technicien français avoue que les bruits incessants le touchaient.
Après avoir dirigé Lyon, Rennes et Lille, Bruno Genesio sait que c'est une toute autre pression qui l'attend à l'OM. Car même s'il s'était sérieusement secoué dans la capitale des Gaules, des supporters venant même l'invectiver à la sortie d'un restaurant où il dînait en famille, du côté du Vélodrome, on aura les nerfs à vif dès le début de la saison de
Ligue 1. Car c'est peu dire que le début du
mercato marseillais énerve les fans de l'OM, lesquels sont passés des annonces quotidiennes de Pablo Longoria à la litanie des départs. Avant le match de gala dimanche à 17h30 contre Bilbao au Vélodrome, Bruno Genesio a admis que les supporters marseillais pouvaient s'impatienter. Mais le concernant, il n'a aucun regret d'avoir rejoint le club phocéen, conscient qu'il était de ce qui l'attendait au moins pour sa première saison.
Genesio est touché par les rumeurs
A la sortie de l'entraînement, le natif de Lyon a assumé les décisions prises par Stéphane Richard et Grégory Lorenzi. « Ce que j'ai envie de dire aux supporters, c'est que nous, notre ambition, c'est d'avoir une équipe compétitive pour le championnat parce qu'on est à Marseille. Le club se doit d'être ambitieux. Quel que soit le groupe qu'on aura au 31 août, ce qui est sûr, c'est que ce sera un groupe qui aura des valeurs. Après, je ne suis pas voyant, je ne sais pas ce qui se passera au niveau de la saison. Mais en tout cas il y aura des valeurs qui, je pense, correspondent aussi à l'esprit des supporters marseillais », a confié Bruno Genesio.
Et ce dernier a tout de même admis qu’il n’était pas facile d’entendre chaque jour les rumeurs qui annoncent le départ de tel ou tel joueur. « Quasiment chaque jour, c'est un nom différent. Je ne vais pas vous dire que c'est l'idéal pour un entraîneur, pour un groupe ou pour des supporters, ça serait mentir », reconnait le technicien français, qui précise cependant qu'il savait tout cela quand il a accepté le poste d'entraîneur de l'Olympique de Marseille.