Les comptes ne sont pas bons à l'Olympique de Marseille et Frank McCourt va encore devoir payer. Toutefois, le propriétaire américain est totalement d'accord avec les manoeuvres draconiennes pour réduire les frais.
Malgré la présence en Ligue des Champions, malgré les ventes de joueurs cet hiver,
l’Olympique de Marseille se dirige vers un exercice avec une baisse financière similaire à la saison précédente, à savoir de 100 millions d’euros. Frank McCourt en a clairement assez de signer des chèques sans amélioration sportive au bout. La fin de la récréation a été sifflée avec la décision du propriétaire américain d’obliger ses nouveaux dirigeants à vendre cet été pour réduire le train de vie, et notamment la masse salariale.
McCourt payera quoi qu'il arrive
Un message qui colle parfaitement avec les attentes de la DNCG. Dans les prochains jours, les auditions devant le gendarme financier du football français vont débuter, et l’OM risque de passer un sale quart d’heure devant sa gestion bancale et son déficit structurel. Les promesses vont encore être de rigueur, mais pour montrer sa bonne volonté, le club provençal va devoir faire un gros effort. La mission donnée par la DNCG sera donc de vendre pour 50 à 60 millions d’euros de joueurs d’ici au 30 juin, date de la fin de la prise en compte des transactions pour le bilan comptable de cette saison.
Une mission très compliquée, sachant que la Coupe du monde va freiner le marché, et que les clubs achètent rarement très chers aussi tôt dans l’été. Mais l’OM ne devrait pas avoir le choix s’il ne veut pas être restreint dans ses achats ou devoir tout simplement être encadré dans sa masse salariale galopante. Seule bonne nouvelle pour les suiveurs de l’Olympique de Marseille, Frank McCourt ne laissera pas le club avec son déficit et devrait donc se résoudre à mettre la main à la poche pour combler ce qui manquera financièrement en fin de saison. Une sale habitude que le propriétaire américain voulait voir cesser. Mais c’était sans compter sur la saison compliquée et la folie dépensière des dirigeants qu’il a lui-même mis en place.