C'est fait pour Habib Beye à l'OM depuis ce mercredi soir. L'entraineur franco-sénégalais a fait de gros efforts pour pouvoir entrainer le club provençal.
Avec le départ de Roberto De Zerbi,
l’Olympique de Marseille s’est séparé d’un entraineur charismatique, reconnu dans le football européen et aussi très bien payé. Le technicien italien avait tout simplement le deuxième salaire de
Ligue 1 avec 550.000 euros par mois. Certes moitié moins que Luis Enrique, le coach champion d’Europe du PSG, mais tout de même largement plus que tous ses concurrents dans le championnat de France.
Beye entre dans le plan économique de Benatia
De son côté, Habib Beye n’était bien évidemment pas à plaindre, mais son arrivée en urgence à Rennes la saison dernière et sa faible expérience en Ligue 1 ne lui avaient pas permis de négocier au mieux son contrat. Le Franco-Sénégalais émargeait ainsi à 90.000 euros par mois, pour en faire le 10e entraineur le mieux payé la saison dernière. Il avait ensuite pu revoir ses émoluments légèrement à la hausse lors de sa prolongation de contrat, mais cela ne faisait pas de lui l’un des cadors de la Ligue 1.
Et ce ne sera toujours pas le cas malgré son passage chez la deuxième plus grosse puissance financière de France. En effet, Le Phocéen annonce que, pour répondre aux exigences de Medhi Benatia, Habib Beye a tout simplement accepté de baisser son salaire afin de signer à l’OM. Autrement dit, il gagnera sur le banc du Vélodrome, moins que ce qu’il touchait en Bretagne. Un choix qui, s’il devait être confirmé, démontre à quel point l’ancien capitaine du club marseillais quand il était joueur, avait envie de voir cette aventure se lancer.
Pour l’OM, ce sera tout de même une grosse économie, puisque Beye arrive avec trois de ses adjoints, et gardera deux ou trois membres du staff actuel. Mais Roberto De Zerbi est reparti avec une véritable armée lorsqu’il a claqué la porte, ce qui permettra également de faire de belles économies financières à Frank McCourt. Car ce sera aussi l’une des missions de Medhi Benatia dans les prochains mois, celle d’obtenir des résultats corrects avec une équipe bien moins gourmande sur le plan financier. Habib Beye en est le parfait exemple.